Elle poursuit en disant que "Cette fin était prévisible. Il le savait, ceux qui l’aimaient le savaient tout comme moi. Ce qu’on n’avait pas prévu c’est la douleur".
Sous le poids de l’énormité de la nouvelle et de la surprise, ce cri de Lisa Marie Presley est passé au second plan. Il fallait d’abord faire le travail du deuil. Pourtant, en arrière-plan, on entendait l’écho des annonces qui corroboraient le cri de Lisa Presley.
On a appris, à travers les médias américains, que les enquêteurs avaient trouvé des sédatifs et autres drogues dans le manoir de la star parmi lesquels du Diprivan utilisé dans les salles d’opération qui nécessite d’être administré par un anesthésiste. Une ancienne nounou des enfants de Michael a confirmé que Michael Jackson lui avait demandé de lui en procurer et qu’elle l’avait mis en garde contre l’administration de ce médicament.
Après la cérémonie d’adieu de Los Angeles qui a eu lieu mardi, le rythme des révélations s’est accéléré.
L’ombre tutélaire du Docteur Arnie Klein
D’abord, celle du Dr. Arnold Klein, le dermatologue de Michael Jackson qui a confirmé chez Larry King Live (CNN) en avoir interdit l’usage à Michael et qui déclare que Michael était addict à un moment donné, mais qu’il a suivi une cure de désintoxication en Angleterre en 1996. Il précise également que Michael souffrait de problèmes de la peau et qu’il effectuait une reconstruction de son visage pour lesquels il prescrivait à Michael des doses minimes de drogues qui ne peuvent tuer personne.
Le problème avec Michael Jackson, poursuit le dermatologue, c’est qu’il pouvait consulter plusieurs médecins et obtenir de l’un ce que l’autre lui avait refusé sans que l’un et l’autre ne sachent quel était le risque d’une éventuelle interférence médicamenteuse voire d’une accumulation de prises.
Question de Larry King Live au docteur Klein : Les secours indiquent que les veines des bras de Michael Jackson étaient en piteux état et présentaient des marques de piqûres. Trois jours avant sa mort, Michael est venu vous voir : avez vous observé cela ?
Réponse du Docteur : Non, je n’ai rien vu de tel.
Question. Etiez vous au courant du Diprivan ?
Réponse du Docteur : Je crois savoir que lors de sa tournée en Allemagne en 1999, il se faisait administrer du Diprivan. Je lui avais déconseillé l’usage de cet anesthésiant.
Janet Jackson a essayé de sauver son frère
Autre révélation du docteur Arnold Klein, dermatologiste et ami de Michael Jackson qui visiblement ne travaillait qu’avec des amis, sa soeur Janet Jackson a essayé de le faire hospitaliser de force après une visite impromptue où elle avait vu son frère dévasté. Alerté, Michael aurait donné des consignes à ses gardiens de ne pas faire entrer sa famille. Il semblerait que cela était une manie du chanteur : ceux qui s’intéressaient de trop près à ses prescriptions étaient mis à l’écart par la star qui ne souhaitait plus les voir. Au cours de cet épisode, il refusait même de prendre sa mère au téléphone.
L’avis du Chef de la Police de Los Angeles, William Bratton
La police de Los Angeles indique qu’elle a saisi des produits dans la résidence de l’acteur, après sa mort. Elle disposait d’un mandat de perquisition pour cela et que ces produits serviront pour l’enquête qui n’attend plus que le feu vert des résultats des examens toxicologiques de l’autopsie.
Mais, selon William Bratton, il ne fait plus aucun doute qu’on s’oriente vers un Homicide ou vers une Overdose. La thèse criminelle qui avait été écartée par les premiers résultats de l’autopsie revient ainsi au devant de la scène.
William Bratton précise également que la Police de Los Angeles est assistée dans cette enquête par l’administration des Stupéfiants et le bureau du Procureur Général pour définir l’ensemble des enquêtes à conduire.
Témoignage d’un ancien garde du corps de Michael Jackson
En 2002, dans une affaire qui impliquait la garde rapprochée de Michael Jackson, ses gardes du corps avaient été entendus et CNN a mis la main sur le rapport. On apprend qu’un des gardes du corps avait déclaré que la star - désormais reconnue comme insomniaque - prenait 13 à 14 pillules de Xanax voire plus pour l’aider à dormir et que, pour s’en procurer, ils ont eu à l’accompagner chez des médecins à travers les Etats-Unis. Il cite la Californie, New-York ou la Floride.
Le Xanax aurait de puissants effets négatifs : palpitations, tremblements, sueurs, etc... Quant au Diprivan, il s’agit d’un puissant sédatif qui doit être administré par voie intraveineuse par un anesthésiste. Comment Michael a-t-il pu se procurer un tel arsenal que l’on qualifie déjà de mini clinique ? C’est la piste qui justifie la nouvelle orientation vers la piste criminelle.
Tous les médecins identifiés comme ayant été en contact avec Michael Jackson seront entendus et ceux qui ne voudront pas coopérer seront mis en examen et, s’il le faut les autorités feront usage de tous leurs pouvoirs. Les enquêtes devront remonter sur une période de 30 ans au moins dans la vie de la star. Un film va certainement être programmé à Hollywood, car ici, il y a fort à parier que la réalité va dépasser la fiction.
La famille de Michael Jackson est au courant de l’évolution de l’enquête et savait que la caractérisation de la cause de la mort avait changé.
Michael Jackson pourrait être enterré à Neverland.