Les uns crient à la spéculation sans fondement. Les médecins, les avocats et les amis proches de Michael Jackson nient tous la prise de drogues de leur champion. Ils disent qu’il ne s’agit que de rumeurs infondées e qui seront vraisemblablement démenties. Comme on voudrait tous qu’il en soit ainsi.
Vous avez dit rumeurs ?
Malheureusement, en face de cette thèse de la spéculation pure, il y a des éléments tangibles : les affirmations du Docteur Arnold Klein, le dermatologiste de Michael Jackson depuis plusieurs années ; la saisie de médicaments chez l’acteur par la police de Los Angeles ; le témoignage à visage découvert de la nurse des enfants de Michael Jackson qui affirme que Michael lui aurait demandé du Diprivan et les aveux d’un garde du corps de Michael Jackson dans un tribunal en 2002 sur la consommation du Xanax et sur la manière employée pour s’en procurer.
Lire ici "Ces révélations qui donnent le tournis"
Et le père de Michael, Joe Jackson, probablement au courant du contenu de ce que la Police a saisi au château de son fils défunt, affirme depuis hier, que, pour lui, il s’agit bel et bien d’un homicide.
Alors Larry King Live continue de mèner l’enquête sur CNN. Aujourd’hui encore, il a invité plusieurs spécialistes de différents horizons pour démêler le vrai du faux ; le possible de l’impossible, si vous préférez.
Un ancien avocat de Michael Jackson, en duplex, a tout de suite réagi en disant que certains faits rapportés par les témoins pourraient dater et ne sauraient s’appliquer à l’état de santé de l’artiste pour ses dernières années. Donc, témoignages périmés, selon l’avocat. Soit.
Ce n’est pas l’avis du père Joe Jackson qui affirme qu’il y a eu homicide. En clair, la prise des drogues se serait poursuivie de manière régulière.
Question de Larry King à Mme le Substitut du Procureur de Los Angeles présente sur le plateau, Mme Robin Sax : Que faites vous de l’emploi des employés [par Michael Jackson] pour obtenir illégalement du Xanax et de la multitude de médecins sollicités par Michael Jackson qui pourront se disculper en disant qu’ils n’étaient pas au courant des prescriptions parallèles et de l’existence d’autres médecins autour de Michael Jackson ? Dans ce cas, quel est le docteur qui sera incriminé et qui ne le sera pas ? Et puis, si finalement le jury se montrait plus sensible au symbole Michael Jackson ?
Réponse de Mme le Substitut du Procureur. Je ne crois pas. Le jury sait qu’il doit se concentrer sur des considérations rationnelles. Comprendre que l’illégalité de l’administration et de la prescription des drogues est un crime.
L’autopsie avait provisoirement conclu à une mort accidentelle
Parmi les invités, deux autres experts : le Docteur Cyril Wecht, médecin légiste et le docteur Vima Lala, Anesthésiste spécialiste du traitement de la douleur.
Le célèbre Docteur Cyril Wecht, expert en pathologies des drogues, avait aussi réagi à la mort "suspecte" du fils Travolta incinéré trop rapidement pour qu’on puisse effectuer des analyses toxicologiques qui auraient éventuellement révélé l’inadéquation du traitement avec la maladie et la véritable pathologie dont souffrait Jet Travolta.
Question de Larry King au Docteur Wecht. Dr. Wecht, comment réagissez-vous à l’administration de drogues de Michael Jackson ? Et est-il possible de retrouver des traces dans le corps au bout d’un certain temps ?
Réponse du Docteur Wecht. Le Diprivan est un agent hypnotique extrêmement puissant et anesthésiant. Le fait qu’on puisse prescrire ainsi aussi indistinctement et de manière aussi improbable des drogues aussi puissantes que le Diprivan s’apparente effectivement à un homicide. Les traces d’un tel produit restent repérables dans les tissus. Je traduis ici la version allégée de la réponse, le docteur Wecht s’étant montré très remonté.
Question de Larry King au Docteur Vima Lala, anesthésiste et spécialiste du traitement de la douleur. Est-il aussi facile de se procurer du Diprivan ? Si cela n’était pas le cas, êtes-vous choqué ?
Réponse du Docteur Vima Lala. C’est la première fois que j’entends une chose pareille. Il est très difficile de se procurer du Diprivan, même pour les anesthésistes en milieu hospitalier. Cela constitue une évidence du crime. C’est un anesthésiant aussi puissant qu’on effectue des tests de tolérance et qu’il suffit d’un léger dépassement de dosage pour que le patient cesse de respirer.
Avant de l’administrer, on doit avoir à disposition tous les éléments cliniques. C’est pourquoi il n’est administré qu’en milieu médical.
Question de Larry King. Le Diprivan traite-t-il la douleur ?
Docteur Vima Lala. Non. A ma connaissance, il n’a pas de propriétés analgésiantes.
Larry King. Les chirurgiens plasticiens en disposent-ils dans leur cabinet ?
Docteur Vima Lala. Oui.
Mme le substitut au Procureur, Robin Sax a réagi à la question sur le traitement de la douleur en disant qu’en aucun cas, cette excuse ne pouvait être invoquée pour expliquer l’usage du Diprivan ou de toute autre drogue : nous avons tous des souffrances émotionnelles ou physiques.
Dernière question de Larry King à l’ancien avocat de Michael Jackson. Allez-vous représenter quelqu’un ? Un médecin ?
Réponse. J’ai été contacté mais pour le moment, je réserve mon avis, ayant été avocat de Michael Jackson.
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