Après les élections, place au Mouvement pour la Justice Sociale et Internationale

Au bout de près de 9 mois d’une course folle électorale, entamée avec la primaire citoyenne, à la fin de l’année dernière, c’est la fin d’un long processus épuisant pour ceux qui ont pris le train des élections, dès le départ.
Depuis Dimanche soir, c’est le soulagement.
C’est également le temps des remerciements et des enseignements de clôture de campagne, en ce ce qui me concerne.
Permettez-moi d’abord, vous autres lecteurs d’ailleurs, de remercier les habitants de la première circonscription (93) où je me suis présentée aux législatives, de leur accueil agréable et de dire aux personnes qui m’ont gratifiée de leur confiance en déposant un bulletin de vote dans l’urne en mon nom toute mon affection : "vous êtes formidables" et votre adhésion vaut son pesant d’or, car, ma campagne a été plus que tardive : elle commence le 30 Mai avec les premières affiches. 10 Jours d’une campagne intense et ramassée. 10 jours d’un test grandeur nature. En réalité une semaine. L’abstention record était dans l’air, car depuis la fin des présidentielles, tout est retombé à plat. Elle n’est pas véritablement une surprise.
Pourquoi une arrivée aussi tardive sur l’arène de la campagne ? C’est la première question à laquelle je me dois de répondre, car elle m’a été posée sous la forme directe : "Vous êtes candidate et c’est maintenant que vous arrivez ?" par un électeur de la 2ème circonscription, lors de la visite de la Basilique, le Samedi 2. Lequel électeur était posté devant une station de métro, en pleine séance de tractage au sein d’un duel côte-à-côte entre PS et Communiste pour attirer des voix.
Pourquoi une arrivée aussi tardive dans l’arène ? Réponse simple. Au bout de 5 mois de tensions extrêmes des présidentielles, précédées par les primaires socialistes et toute la concentration, la vigilance et le suivi que cela nécessitent, j’en suis sortie épuisée, dégoûtée et écoeurée, non pas de la "défaite" - qu’il faut intégrer comme une possibilité dans la règle du jeu démocratique - mais des distortions de la règle du jeu démocratique là où on ne les attend pas forcément. Donc perte d’énergie positive. Donc plus de campagne législative possible ai-je répondu à ceux à qui j’avais quelque peu laissé la porte entrouverte, sur une telle éventualité : le fameux soutien d’AMEN en fait c’est A.M.E.N. qui a suscité tant et tant de critiques et d’interrogations.
Vous vous souvenez d’Amen ? Oui. Certainement. Lorsqu’ils m’ont relancée sur le sujet, j’ai fait part de mes réserves. Raison : fatigue et démotivation. "Mais non, mais non, viens, tu verras, tout ira très bien". "Oui, mais, si je viens, il faut une équipe réactive surplace qui tracte, suit et qui soit disponible, car je viens sans voiture - pas envie de conduire sur Paris. Réactive, car de mon ancien territoire de référence, je n’ai aucune visibilité, mais une fois surplace et en fonction des échanges avec les habitants, j’ajusterai. "Ah oui, ne t’inquiètes pas". Idem pour la logistique éditoriale. "Oui,oui, oui".
"Avez-vous un infographiste, car moi j’écris et l’infographiste fait la mise en page et je réagis là-dessus - on travaille en tension, mais je n’ai pas envie de réfléchir sur les 2 registres". "Oh que oui - il y a quelqu’un et il habite vers Lyon, près de chez toi, tu pourrais même aller le voir chez lui - c’est à côté". "Ah non, je ne me déplace pas. J’enverrai par mail. Normalement, ça marche aussi très bien". "OK".
Au départ, c’est vos désirs sont des ordres, Mme. Après, c’est "on est fatigués", j’exagère à peine.
Premier signe bizarre : l’infographiste à Lyon ne répond pas au mail que je lui ai envoyé avec les éléments de l’affiche à composer. Ah ! Qu’est-ce qui se passe ? Il paraît qu’il est lui-même candidat sur la liste chrétienne qui le soutient sur Lyon et a fort à faire avec sa propre affiche. "Ah ! Je croyais que c’était un pro. dans le métier". "Oui, c’en est un". Finalement, je conçois l’affiche en essayant de trouver une formule simple avec une note ensoleillée. Voilà, les emmerdes commencent. Je le présentais depuis le début.
Puis arrive le début de la campagne d’affichage. Où sont les affiches ? pourquoi ne sont-elles pas encore collées ? Réponse. Pas d’équipes. Ah ! Tout le monde est occupé. Ah ! J’avertis : s’il n’y a personne, on stoppe tout. Finalement, "si si si, on est là, mais ce sera à partir du 29-30 Mai. Toi tu peux venir uniquement à partir du 2 pour la conférence de presse. On s’occupe de baliser le terrain". "Vous êtes sûrs ? Je peux être là plus tôt." - "T’inquiètes. On gère". Ah oui, qu’est-ce qu’on attend pour coller les affiches qui sont prêtes depuis 4 jours ? Ne t’inquiète donc pas, on vit à côté, on maîtrise, on connaît le territoire. On a déjà fait cela.
Arrivée le vendredi très tard. Samedi 2, 10 h 30. La conférence coïncide avec une réunion du bureau d’Amen et a été laissée à leurs soins pour l’organisation ; c’était le deal. J’invite deux amis, je souhaite inviter 2-3 autres personnes, c’est pas possible. Le nombre de places est compté et réservé. OK.
Le lendemain de la conf de presse, je commence à me rendre compte que les choses ne sont jamais telles qu’on vous les présente, lorsque vous ne vous donnez pas la peine de vérifier : les "équipes" sont paresseuses, ont du mal à suivre, sont occupées par ailleurs, n’ont pas prévu beaucoup de temps : les tractages et tout. D’autres disent, si c’était plus près de chez moi... Bref toutes les raisons sont bonnes et la présence sur le terrain est mince, voire faible.
Du coup, la dynamique site Internet/terrain sur laquelle j’avais misé est perdue. Or, le net est super efficace, si la présence sur le terrain et la dynamique du panneau d’affichage suivent. L’autre surprise est de constater le jour même du vote que devant certains bureaux, il n’y avait pas d’affiche collée et le responsable de la logistique me répondait "Ah, on n’a pas vu celui-ci". Une fois, ça marche. La deuxième fois, il essaie de me dire que l’affiche a été décollée. Peine perdue, 3 jours auparavant, j’ai demandé d’aller rafraîchir les affiches et de vérifier que tout est collé. Déjà que le format n’était pas le bon. Bref...
Une enquête rapide faite en discutant avec 2 ou 3 individus au hasard a confirmé cela. Voici une réaction. "Ah j’avais prévu d’aller voir sur le site, mais après, je n’ai pas eu le temps". Deux autres : une autochtone de Saint-Ouen a reçu le courrier de la Pref le samedi, un jour avant le vote et n’a pas même trouvé le temps de l’ouvrir. Heureusement, qu’elle était déjà convaincue.
Les délais d’envoi des enveloppes contenant les circulaires sont tardifs : A revoir avec la réforme annoncée. Il n’est tout simplement pas possible que les électeurs reçoivent les plis, le jour précédent le vote. Cela devrait être une clause d’invalidation des élections. Sur un même territoire électoral, votant pour les mêmes candidats, les enveloppes doivent arriver le même jour à tout le monde, au moins une semaine avant le jour de l’élection, sachant que certains ouvrent les courriers, seulement le week-end voire 2-3 jours après. A quoi sert-ils d’envoyer un courrier électoral s’il doit arriver un jour avant la date du choix ?
Le clou, c’est l’autre citoyenne, issue de l’immigration qui ne devait pas savoir lire et qui m’a dit "je vote Mélenchon". "Vous saviez que j’étais candidate, lui-ai je demandé ?" - je n’ai pas la même coiffure au moment où je lui parle. Elle me dit "Ah, je n’ai pas vu". Mon affiche était sur le panneau 2, le FN qui avait le panneau 1 n’a pas collé, sauf au tout dernier jour et, aussitôt collé, aussitôt recouvert, pour rendre l’accueil détestable fait à Mélenchon là où vous savez. Je devrais dire horibilis, indigne d’un Etat de droit et qui devrait valoir à ses fauteurs une disqualification immédiate pour longtemps - des tracts anonymes mais où va-t-on ? Des insultes, des intimidations et tous ceux qui ont la parole, les décideurs, le conseil constitutionnel, trouvent cela normal. Vraiment, la France fout le camp. Son standing est en dégringolade permanente.
Un commerçant Algérien qui vend des jeans rencontré sur le marché des puces de St Ouen m’a fait observer ceci : "Mme, avant, lorsque les immigrés rentraient en vacances au Bled, il étaient respectés. Maintenant, ceux qui reviennent de la France sont considérés comme s’ils viennent du coin d’à côté. Presqu’avec mépris".
Ce qu’un Malien rencontré sur un autre stand "rasta - adorateur de Bob Marley", me confirme d’une autre manière en disant qu’un de ses amis Malien comme lui, estime que Chateau Rouge porte mal son nom ; il faudrait rebaptiser le quartier "Château Noir". J’ai trouvé cela excellent, car il dit les choses telles qu’elles sont.
Marine Le Pen n’a pas besoin de recourir aux méthodes de voyous : ses électeurs votent comme les petits soldats qu’ils sont. Au garde à vous pour certains et en adoration pour les religieux. Je suis bluffée, les candidats Marine sont les seuls qui peuvent être des figurants, voire des fantômes, ils sont assurés d’un vote automatique de tous les soldats présents sur le territoire. Affiche ou non ; tract ou non. Ce sont les seuls candidats qui, à la limite, n’ont besoin que des bulletins de vote et c’est tout. Le FN, c’est quand même une machine électorale bien huilée. L’incompétence des gouvernements successifs depuis des lustres lui sert de graisse. Tout bénef. pour le FN. Sur ce point, Mélenchon avait une intention louable, mais il ne peut pas lutter contre l’effet, sans s’attaquer d’abord à la cause du mal. Plus le standing de la France sera en chute libre, plus le FN est sûr de se maintenir en force. Quand le peuple dit "incompétence", il veut dire que le gouvernement ne l’aide pas à résoudre ses problèmes.
Revenons à notre électrice.
Mon affiche est entre deux panneaux qui n’ont pas affiché, donc parfaitement visible, mais l’électrice n’a pas vu. Je comprends que depuis le début de l’affichage, elle n’a même pas regardé. Est-ce possible ? Je me le demande encore.
Et je lui demande, comment faites-vous pour voter ? Vous avez lu les profession de foi des candidats ? Réponse. Non. Ah ! Avez-vous reçu l’enveloppe au moins ? "Oui, je l’ai vue". Et ? "C’est mon fils qui a tout déchiré et j’ai tout mis à la poubelle". Lequel fils se tient à ses côtés sans articuler un seul mot. 3-4 ans à peine. Bon. Qu’allez vous donc faire ? - "Je regarde". En fait, je l’ai observée. Elle connaît Mélenchon et les candidats locaux ont mis l’image de Mélenchon en médaillon sur leurs affiches. Comme elle ne sait pas lire, je connais le profil pour l’avoir suivi à une époque. Elle photographie le nom, comme la lecture globale des mots et c’est ainsi qu’elle se rappellera des noms du bulletin à mettre dans l’enveloppe.
Quand Nicolas Sarkozy disait qu’il faudra impérativement savoir lire pour entrer en France et pour obtenir la nationalité, là j’ai vu les incidences directes sur le vote "débile" - excusez-moi le terme mais c’est véritablement cela, que l’illettrisme engendre. C’est triste et pathétique à la fois. Un homme, une voix ? Sans lire ? Quelle liberté ? Quelle capacité de juger ? Je vous laisse répondre, car je n’ai pas de réponse à cela.
Dans l’Ile Saint-Denis, j’ai fait un autre test. Un Africain d’origine rencontré sur le parking. Bonjour ! Bonjour. Vous savez que je suis candidate ? Il m’observe et se souvient "C’est vous sur la photo ?" - Oui. Que comptez-vous faire ? Je la lui joue black. Il me répond, "vous êtes de gauche ? Quelle gauche ? PS, Mélenchon, je ne sais pas". "Non", je lui réponds : "ni l’un, ni l’autre. Je suis indépendante". Je ne dis plus citoyenne, c’est devenu passe partout. Il me dit "C’est vous la liste chrétienne". Je réponds "Oui" et ça tombe bien, un membre d’Amen est avec moi, en guide du territoire - Amen est une association basée à Saint-Gratien - sur la commune voisine de la 1ère circonscription.
Je lui demande "Vous n’êtes pas Chrétien ?" - Si, mais quand je vois Amen, je vois Cathos et là ça ne peut pas coller. Mais vous êtes chrétien ? Oui. Et alors ? Il fait la moue. Plus sérieusement, je prends le temps de lui expliquer le projet. Il me dit, mais alors, là je comprends très bien et je vous soutiens. En plus vous parlez bien, vous êtes passée à la télé ? Non, malheureusement, je ne suis pas « médiatiquement correcte », je lui dis. Pas compatible. Pourtant, on aimerait... (je passe les compliments sous silence, c’est personnel).
A ma grande stupeur, je découvre une Ile-Saint-Denis extrêmement prolétarisée et pourtant dans la belle petite Mairie, d’un autre temps avec un ascenseur comme on n’en trouve plus quasiment nulle part ; plus proche de l’élévateur que d ’un ascenseur, il y a un tableau des impressionnistes de la baignade de belles jolies dames au bord de la Seine. Entre ce romantisme du 19ème et ce nouveau réalisme néo-Zola fait de friches et de hangars d’usines noircis à l’abandon, le contraste est saisissant.
On prend congés de notre électeur.
Je me retourne vers Amen et je lui dis, tu vois, je t’avais dit que le coup d’Amen je ne le sentais pas, mais tu m’as dit, mais non, mais non, tous les chrétiens vont se reconnaître dans le slogan. Mais, là, non seulement, les cathos votent le Pen, ça fait fuir les protestants et les musulmans et les laïcs et le message se perd en se noyant toujours plus. L’homme est perplexe, le voici confronté à l’impitoyable réalité électorale ; son onirisme biblique en prend un coup. En fait, j’ai découvert une rivalité insoupçonnée entre les religions et au sein des églises et des confessions, une concurrence farouche digne de l’univers politique : une grande hypocrisie et opacité gèrent la sphère des Eglises et gangrènent toutes les institutions qui se réclament de la foi chrétienne. Et dire que tout cela se fait au nom du Christ et de la communion des Saints. Incroyable.
Témoignage Chrétien et nos amis A.M.E.N. se connaissent dans le milieu religieux.
Avec Amen, nous étions au clair, dès le départ. Je ne dépense pas un sou, puisque j’ai déjà donné aux cantonales 2008. Je ne fais aucune logistique. Ni PAO. Le message est le mien ainsi que sa transmission et l’échange avec le public qui ne me pèse nullement. Et puisqu’ils tenaient tant que çà à figurer sur l’affiche comme soutenant une candidature, pourquoi pas, si on fait tout ceci au nom de la foi Chrétienne. Et de leur action intitulée S.O.S. mamans.
Au moment où le journal "Témoignage Chrétien" lance sa critique, sans le savoir, il me tend une perche qui me permet de commencer à exprimer la psychologie de cet univers si particulier : la concurrence entre les "fidèles" qui gravitent dans la sphère chrétienne que je concevais comme une communauté des Frères en Christ vivant en harmonie. J’avais tort et j’apprends ensuite que Témoignage Chrétien ce sont des chrétiens de gauche qui auraient attaqué une candidate soutenue par des chrétiens de droite (A.M.E.N.)- forcément intégristes et d’extrême droite, dans notre culture française. Des Chrétiens de Gauche et des Chrétiens de Droite, je ne savais pas que cela pouvait exister. Jésus n’était ni de Gauche ni de Droite.
J’avais répondu à Témoignage Chrétien de ne pas critiquer ce qu’ils ne voyaient que de loin. Je nageais moi-même dans un "merdier" imprévu, car les Chrétiens vous vendent les choses le coeur sur le Christ. Pourtant, individuellement, ils peuvent être très gentils, aimables et généreux. Mais, chacun veut faire exister sa chapelle et est prêt à investir pour cela. En fait, les cathos ne veulent pas se l’avouer, ils sont contaminés par le syndrome Evangéliste Américain de pression sur le jeu politique - sous la forme de lobbyings - et entrent en concurrence financière malgré eux. Or, en apparence, rien ne semblait plus éloigné de l’église universelle catholique que l’idôlatrie de l’argent qu’ils reprochaient aux pasteurs évangélistes et protestants américains.
Mais cela ne les empêche pas d’être par ailleurs des gens bien et de soutenir des causes sociales nobles, comme A.M.E.N. qui est une abréviation d’un discours forcément radical - dans la logique de la criée publicitaire et de la surenchère qui règnent dans le cercle religieux et où celui qui crie, surenchérit plus fort se fait le plus entendre et vend le plus.
Chez les protestants, ça donne des appellations carrément délirantes.
L’expérience, je devrais dire l’expérimentation était très enrichissante, mais vous savez comment on dit. C’était bien. Je l’ai fait pour SOS mamans. Mais, une fois c’est bon. Contrat rempli sans aucun regret, car je découvre un territoire qui me plaît et me convient tout à fait. Depuis un an, j’ai envie de déménager sur la Région Parisienne. Malgré plusieurs voyages, je n’ai pas trouvé d’endroits qui me parlent. Et puis voilà, par le truchement d’Amen, je rencontre ce lieu. C’est formidable.
Wuermeiling, le Secrétaire Général d’A.M.E.N. et de l’U.N.E.C., (voir les abréviations dans notre billet d’hier) est le fils d’un membre co-fondateur du Parti Démocrate Chrétien Allemand. C’est un Allemand qui vit en France et voue un culte particulier à la France qu’il adore. Pourtant, il tient à sa nationalité allemande. Il est marié à une Française Lyonnaise depuis xxx années et vivent à Saint Gratien. Son engagement Chrétien en politique est sincère et il rêve, comme son père, de voir un parti Chrétien en France. Le problème, c’est que c’est tout simplement impossible. Tant que je le lui disais et expliquais, il me disait que je me trompais, que personne n’avait encore essayé comme il faut, etc. Là, il a pu vérifier certaines choses. D’accord, pour conduire scientifiquement une telle expérimentation, il faudrait un discours différent - que je ne pouvais pas avoir - sur une plus longue durée et un candidat différent - que je ne pouvais pas être - ; bref quelqu’un d’autre que moi. Mais, c’est désormais leur propre histoire.
Je reprends ma liberté. Place donc au « Mouvement pour la Justice Sociale et Internationale » : « ETAPE » qui prend le relais. En fait, le mouvement était en gestation. Je l’officialise.
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