mercredi, 21 février 2018
 

Déficits, croissance, chômage, dette : la France ne peut plus attendre !

Le Cerf propose un plan d’urgence pour libérer 300 milliards d’euros de liquidités pour pallier aux restrictions du crédit et prévenir une nouvelle explosion des défaillances d’entreprise, pour réduire de 11 milliards les dépenses de l’Etat et réduire drastiquement le chômage dans l’année qui vient, sans attendre le résultat de l’élection présidentielle.

Confrontée au quadruple défi des déficits, de la croissance, du chômage et de la dette, la France ne peut plus attendre, et surtout pas les échéances électorales, pour mettre en œuvre un plan qui répond à l’urgence de la situation et dont dépend sa notation qui lui permet de trouver des financements sur les marchés. Car le temps politique n’est pas celui des entreprises. Pour ces dernières, l’horizon s’assombrit de jour en jour. Les possibilités doivent donc être rendues aux entreprises de mener les actions qui ramèneront la croissance nécessaire pour accompagner les ajustements structurels incontournables en évitant la récession. Il s’agit donc d’agir sur les recettes fiscqles, la réduction des dépenses et le soutien à l’activité.

L’urgence d’agir

A l’heure de la révision de la croissance à 1% et de la restriction du crédit encore appelée à se durcir, les entreprises ne peuvent plus consentir des avances de trésorerie au détriment de leur activité et des recettes fiscales. C’est pourtant le cas des 300 milliards d’avance gratuite des entreprises à l’Etat au titre de la collecte de la TVA interentreprises, qui leur coûtent extrêmement cher (jusqu’à plus de 20% auprès de banques peu scrupuleuses) tout en les privant d’une ressource vitale pour elles et l’économie.

Le passage à une facturation hors taxe entre les entreprises permettrait de libérer 300 milliards d’euros, sans toucher aux taux ni à l’assiette de la TVA, donc sans réduire les recettes légales de l’Etat. En outre, cette mesure représente une simplification administrative pour les entreprises, générerait plus de 240 millions d’euros par an d’économies pour Bercy et supprimerait de facto l’essentiel des risques d’erreur et de fraudes évaluées à plus de 11 milliards d’euros par an. Cette mesure, véritable coup de booster à l’économie et au budget de l’Etat, est aujourd’hui soutenue par le député Paul Salen.

La Médiation du Crédit et les mesures de report des cotisations sociales doivent à nouveau être promues.

Par ailleurs, les alertes du Cerf sur les frais bancaires viennent d’être confirmées par le rapport de l’Observatoire du crédit, présidé par le Médiateur du crédit, qui n’a pourtant pas relevé l’essentiel : les périodes de crise et de resserrement du crédit sont particulièrement profitables pour les banques qui lèvent alors des volumes de frais bancaires plus importants (qui représentent 40% des ressources des banques), et qui, s’ils ont permis d’augmenter les revenus des dirigeants de banques de plus de 40% cette année, ont surtout pour effet d’augmenter les besoins de trésorerie des entreprises et donc, d’amplifier la crise et d’accélérer sa propagation à l’ensemble de l’économie.

Il est donc absolument nécessaire d’agir sur les frais bancaires en demandant à la Banque postale, nouvel acteur sur le marché des entreprises, de mettre en place un politique volontariste qui contraindra les autres banques à baisser leur tarifs et ajuster leurs pratiques, au service d’entreprises qui ont été largement sollicitées pour les sauver.

En outre, les dates de valeur sur les chèques, génératrices de frais injustifiés, doivent être éradiquées, comme cela l’a été pour les autres moyens de paiement.

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