mercredi, 21 février 2018
 

Gabon/Côte d’Ivoire : la France valide les élections africaines en fonction des mallettes reçues

Dans un article de 20mn publié ce jour sous le titre de « Gabon : Omar Bongo aurait financé la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007 », on apprend que Ali Bongo avait été battu lors de son élection en 2009 et qu’il avait fraudé pour se déclarer vainqueur. Paris était parfaitement au courant et n’a pas dénoncé la fraude électorale. Au contraire, Paris l’a couverte, de manière obligée. En effet, on apprend dans 20 mn que des caméras vidéos cachées ont systématiquement filmé les scènes de remise des mallettes et depuis, Paris est sous la pression de ces vidéos.

“C’est cette relation complexe d’interdépendance qui aurait conduit la France à saluer hâtivement l’élection d’Ali Bongo alors même que la cour constitutionnelle du pays n’avait pas encore rejeté un recours de l’opposition sur des fraudes massives, selon des opposants gabonais et des experts. Dans un documentaire diffusé en décembre 2010, Michel de Bonnecorse déclarait que les premiers résultats donnaient Ali Bongo battu par son adversaire André Mba Obame à 42% contre 37%.

“Robert Bourgi aurait aussi initialement reconnu la défaite du fils Bongo. « Le petit a perdu, le petit a perdu ! », aurait-il lancé pris de panique à des proches de Nicolas Sarkozy au soir du vote, selon un témoin oculaire de la scène à Paris, cité dans Le scandale des biens mal acquis. Pour Mike Jocktane, « l’empressement avec lequel la France a reconnu l’élection frauduleuse d’Ali Bongo en 2009 s’explique par les mallettes distribuées(20 mn).

« Le scandale des biens mal acquis » (Editions La Découverte)

Le livre à paraître Jeudi confirme les révélations de l’avocat franco-libanais et conseiller de l’ombre de présidents français pour l’Afrique Robert Bourgi, qui a affirmé en septembre avoir remis « 20 millions de dollars » à l’ex-président Jacques Chirac (1995-2007) et à son Premier ministre Dominique de Villepin.

Les informations contenues dans le livre émanent d’un proche conseiller d’Omar Bongo qui assistait à la remise des mallettes.

Quand on repense à l’explosion d’Abidjan et de la Présidence ainsi que de Laurent Gbagbo pour y installer quelqu’un qui va donner les mallettes ou leur équivalent à la France, on a des vapeurs de dégoût qui remontent de ces égouts puants, des deux côtés des dirigeants : Africains et Français.

Et on ne parle même pas de l’enrichissement personnel des mêmes dirigeants en France qui se montrent les plus entreprenants lorsqu’il s’agit d’éconduire les immigrés chez eux ou de les discriminer froidement.

Bûcher des Vanités

Du côté de l’Afrique, c’est ahurissant ! L’Union Africaine est incapable de s’auto financer, mais des pays de l’Union financent les élections présidentielles en France et enrichissent personnellement les hommes politiques affairistes Français.

Kadhafi, Bongo, Mobutu, pour ne citer qu’eux, les grands magnats de l’argent public des Africains ont, dans leur mégalomanie, financé le business à l’Etranger, partout dans le monde. Pensez donc, c’est Kadhafi qui finançait la London Business School très chèrement au point que l’école a des problèmes de financement depuis la no fly zone. Toute cette mégalomanie, cette parade des Africains à l’Etranger finit dans la fange de la fosse commune, leurs cadavres avec. Il en sera de même des Biens mal acquis des Chefs d’Etats Africains en Europe et ailleurs. Ils partiront en fumée, dans le Bûcher des vanités.

« Gabon : Omar Bongo aurait financé la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007 »

France/Afrique, qui pille qui ?

 
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