mardi, 21 août 2018
 

Villepinte. Nicolas Sarkozy veut réconcilier l’Europe du Oui et l’Europe du Non ; la France du Oui et celle du Non".

Dans un précédent article, il nous était apparu que la crise avait amplifié les souvenirs d’un certain référendum européen qui a été contourné par l’adoption en Congrès ; souvenirs qui reviennent hanter les mémoires. “On nous a forcé la main alors que nous avions dit non à cette Europe qui nous cause tant et tant de malheurs aujourd’hui”, peut-on entendre et ici et là.

Plus ça va, plus ceux qui sont en première ligne, frappés par la "concurrence déloyale" pointée du doigt par le candidat Nicolas Sarkozy Dimanche à Villepinte, plus, disait-on ceux-là vont finir par être tentés de changer les termes de l’élection présidentielle en France au risque de la détourner en "Pour ou Contre l’Europe et l’euro". A ce jeu-là, on s’oriente vers un référendum-bis et c’est Mélenchon qui risque de tirer les marrons du feu. Les travailleurs et travailleuses, les ouvrières et les ouvriers, les agriculteurs et l’industrie dans son ensemble sont en première ligne des catégories et des secteurs touchés - coulés.

On en concluait donc, qu’on parlait de référendum récemment. Peut-être est-on entrain de s’orienter vers un référendum qui ne dit pas son nom : "Etes-vous pour ou contre l’Europe et l’euro" ? Oui ou Non.

Oui, pour : tous les autres partis.

Non, contre : les deux partis des extrêmes (FN et Front de Gauche).

Ces propos ont trouvé un écho dans la volonté de Nicolas Sarkozy de CHANGER L’EUROPE. "L’Europe doit reprendre son destin en main sinon, elle risque sa dislocation", a précisé Nicolas Sarkozy. "L’Europe n’est pas qu’une Idée, c’est une Réalité" et ce à quoi on a échappé avec la crise Grecque, c’est l’éclatement de l’Europe et de l’euro.

De là, il devient urgent de Changer l’Europe car l’Europe doit protéger et non exposer ses peuples. "Si on ne fait rien, les mêmes causes produiront les mêmes effets".

« Non à l’Europe passoire, oui à une Europe Politique.

Le Libre Echange, oui. La Concurrence déloyale, Non.

Oui à un Gouvernement Politique de Schengen pour gérer la question des flux migratoires et ne plus la laisser aux Technocrates et aux Tribunaux.

Je veux le réveil de l’idéal européen » indique Nicolas sarkozy.

CHANGER L’EUROPE : LE PROJET EUROPEEN DE NICOLAS SARKOZY

1. Concrètement c’est réviser les accords de Schengen. L’Europe ne peut plus être le "ventre mou" du monde, réceptacle de tous les courants. Il faut un gouvernement politique de Schengen à l’instar du gouvernement économique qui vient d’être mis en place par la révision du traité qui a instauré la discipline budgétaire, une règle de gestion des finances publiques, les instruments de gestion de crise et des sanctions.

"Honte à ceux qui n’ont pas signé la modification du traité en Assemblée Nationale. Renier à ce point son idéal Européen, c’est simplement Indigne" (NS)

Ce gouvernement de Schengen doit nous permettre de faire front commun contre le trafic, de trouver une convergence du droit d’asile et du droit des étrangers et le pays qui ne les respecte pas doit, comme dans le gouvernement économique, en être exclu jusqu’à mise en conformité de ses textes législatifs avec ceux de ce gouvernement de Schengen.

La France soumettra le sujet au Conseil de l’Europe et si dans un délai d’un an, rien n’est fait, la France engagera seule sa politique des flux migratoires dans le sens indiqué. Pareil pour les deux autres mesures économiques (la mise en place de l’European Act et du Small Business Act).

2. Changer l’Europe, c’est la protéger contre la concurrence déloyale. "Le libre échange, oui, la concurrence déloyale, non".

Concrètement, c’est la mise en place d’un European act et d’un Small Business Act, sur le modèle Américain, pays le plus libéral au monde. Ici on a eu droit à un cours d’économie Américaine. Savez-vous, nous a demandé Nicolas Sarkozy, que depuis 1933, les subventions de l’Etat sont réservées aux entreprises qui fabriquent et produisent sur le territoire Américain uniquement ? Et que depuis 30 ans, toutes les entreprises qui construisent les infrastructures autoroutières, ferroviaires et aéroportuaires sont soumises à la même clause de territorialité ?

L’exigence de réciprocité nous oblige, nous les européens, à mettre en place un European Act dans le même sens. Ce n’est pas du protectionnisme. C’est du Réalisme. Il ne peut pas avoir de concurrence sans règle et sans équité.

3. Quant au Small Business Act, il consiste - comme son modèle Américain, pays le plus libéral au monde - à réserver une partie des marchés publics aux PME. En gros, le Président candidat a voulu nous dire « ne soyons pas plus royalistes que le roi libéral Américain lui-même, en matière de protection économique ».

"Je ne fais pas de différence entre l’Europe et la France : c’est le fondement de l’exercice en commun d’une même souveraineté".

"Je veux réconcilier, c’est mon ambition, mon rêve, j’allais dire ma passion ; réconcilier l’Europe du Non et l’Europe du Oui. La France du Non et la France du Oui. Ca me paraît tellement plus utile que de parler de la Gauche, de la Droite et du Centre".

"Je veux réconcilier la France qui se sent fragilisée, qui se sent dépossédée de tout ce qu’elle a et à quoi elle tient avec la France qui veut répondre à l’appel du Grand Large".

"La Synthèse et la Cohérence, on peut la faire avec un mot simple, un mot magique : le travail, car c’est le travail de tous qui fait la force d’un pays comme le Nôtre".

Pour conclure, quelques phrases fortes du Président candidat, en guise de profession de foi.

- "Notre modèle social fait partie de notre Identité Nationale".

- "La République est le nom que nous donnons à notre volonté de vivre ensemble".

- "Je serai celui qui refusera en France toute dérive vers le communautarisme".

- "Le peuple de France est unie et unanime".

- "J’ai compris combien était fort dans notre pays le rejet de l’injustice".

Nicolas SarKozy promet un second plan de rénovation des quartiers.

 
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