lundi, 18 juin 2018
 

Affaire Carlton. Devant les Juges, DSK assume son libertinage avec délectation. Surréaliste. Le Figaro publie l’audition.

Le Figaro publie les échanges entre les Juges et DSK qui était entendu dans l’affaire du Carlton de Lille, le 26 Mars. L’aspect surréaliste est l’éloge du libertinage que fait DSK, sans complexe ; disons avec une certaine jubilation. Voici la définition qu’il en donne :

« Aucune des relations sexuelles que j’ai pu avoir (…) autour du groupe d’amis de Fabrice Paszkowski ne m’est apparue comme étant tarifée. Il faut que vous compreniez quelque chose, "le libertinage consiste à avoir des relations sexuelles libres et consenties". On en pense ce qu’on veut sur le plan moral mais elles ne sont pas tarifées.

Plus loin, il précise que « l’intérêt du libertinage repose en partie sur la nouveauté ». Voilà qui complète la première définition et qui donne celle ci : "le libertinage consiste à avoir des relations sexuelles libres et consenties, l’intérêt étant que l’expérience se renouvelle aussi souvent que possible avec de nouveaux visages".

Plus loin encore, dans l’entretien, il ajoute un autre élément à la définition : « Je n’aurais pas participé à ces soirées pour deux raisons. L’une est que justement "le libertinage suppose le consentement et le plaisir commun" ce qui n’est pas le cas, à ma connaissance, d’une prostituée. La seconde est qu’autant je pensais pouvoir "faire confiance à des hommes et à des femmes avec qui je partageais le goût du libertinage", autant je n’aurais pas fait confiance à des prostituées qui sont susceptibles d’être l’objet de toutes sortes de pressions. ».

En fait, le libertinage en version DSK ressemble comme deux gouttes d’eau aux partouzes et à l’échangisme.

Question du Juge. « Compte tenu de la multiplicité des filles, de leur âge, de leur comportement, maintenez-vous que vous ignoriez leur qualité d’escort ? » - "J’ai compté qu’en tout il y avait eu six jeunes femmes. Cela ne me semble pas un nombre considérable". »

La différence d’âge aurait-elle dû parfois alerter DSK ? Une de ses partenaires est née en 1984, une autre en 1985. « Pensez-vous que si elles (les deux jeunes femmes) n’avaient pas été payées, elles auraient accepté d’avoir des relations sexuelles avec vous à ces multiples reprises compte tenu de la différence d’âge entre vous ? » DSK rétorque : « Madame, de nombreuses jeunes femmes avec qui j’ai pu avoir un commerce sexuel - le mot est mal choisi - une relation sexuelle, avaient la même différence d’âge. »

Une stripteaseuse lâche quelques commentaires acides : « Je ne suis pas allée coucher avec Dominique Strauss-Kahn pour le simple plaisir. D’abord, il est vieux, il a de l’embonpoint. »

Verdict. A l’issue de cette audition, les Magistrats le mettront en examen pour « proxénétisme aggravé en bande organisée ». DSK était dopé au sexe. Addict donc. Quelle est la place du mariage et de la femme au milieu de ses parties fines qui n’en finissaient pas de se répéter ?

Option 1. La femme fait semblant et ferme les yeux. Ne dit-on pas que le pouvoir rend les hommes séduisants et est grisant ?

Option 2. L’homme suit une thérapie pour sortir de l’addiction.

Option 3. Le libertinage continue et parfois la femme est emmenée à suivre son époux dans l’échangisme, la débauche ou le libertinage.

Lisez la totalité de l’entretien dans le Figaro ici.

 
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