mardi, 21 août 2018
 

Affaire Belkacem. A présidence normale, porte parole au rabais. Porte parole gadget.

La fonction de porte parole du gouvernement a perdu de sa solennité. Bientôt elle sera mise aux enchères électoralistes.

Le porte parole du gouvernement n’est plus ce qu’il était. Il est mort depuis le 6 Mai, avec l’arrivée en France d’une Présidence Normale. La fonction n’existe plus. Ce à quoi on assiste c’est à sa parodie.

Que voulez-vous ? A force de la jouer Normale, on a fini par la faire banale et à décliner les fonctions dans leur version parodique.

A vouloir tout rabaisser, on finit part niveller tout vers le bas. Un président normal qui a dégradé la fonction présidentielle. Une porte parole banale pour une présidence normale. Quoi de plus normal. Tout ceci est dans l’ordre des choses.

Nous sommes à la période de la liquidation du solde électoral. Et les sujets vont arriver tout seuls. Au cours de la campagne présidentielle, Hollande a dû, pour avoir le moindre espoir de gagner, la jouer « Super Opposant à Nicolas Sarkozy ». Son « Moi, président, je » a signé par le feu, cette volonté farouche de faire de l’AntiSarkozysme et de n’Etre que cela, n’étant pas capable d’être Autre chose que « l’Anti Autre », dans cette élection.

La campagne a donc accumulé toutes les entorses à l’exercice, entorses déontologiques, au code de bonne conduite, au respect du code d’honneur démocratique qui commande le Respect du Concurrent que Hollande a superbement méprisé, déconsidéré, humilié, dupé sans que quiconque ne siffle cette avalanche de fautes de mauvais goût et « d’Anti Jeu » dont on voit maintenant la dérive en un « Anti Je ».

Le débat présidentiel a donc été une superbe démonstration de mépris, d’Anti Jeu et d’Anti Je. Le tout sur fond d’une Haine insondable. Dans la poursuite de « la gagne à tout prix » en pratiquant l’anti jeu à outrance et de façon impunie, le débat présidentiel a mis en scène cette confusion totale entre l’homme Nicolas Sarkozy et la Fonction Présidentielle, piétinée et ravalée à un punching ball quand ce n’était pas un ballon sur lequel on tapait avec son pied.

Ayant désacralisé la fonction, en paradant déjà avec une escort - Un président en campagne aux mains d’une Maîtresse officielle, qui l’eut cru ? Hollande a tout fait valser en l’air. Déjà un air de vandalisme flottait dans cette façon socialiste de faire campagne. Sa photo officielle signe l’acte de mort de la fonction Présidentielle au plan national. C’est l’anti couronnement, comme une gifle à la République. Comment peut-on à ce point aimer tout ce qu’on déteste le plus ? C’est au-delà du Masochisme ? C’est presque du suicide voire de l’autoflagellation.

Sur la scène internationale, la France a quitté sa place pour rejoindre le camp des loosers Espagnols et Italiens, grecs aussi et faire bloc avec eux contre Angela Merkel, l’autre Sarkozy aux yeux de Hollande qui a eu la prétention de la faire tomber. Sauf que la France de Hollande n’a pas les moyens de faire vaciller, que dis-je, même pas de faire bouger un pied à l’Allemagne. Dans le cadre d’un combat loyal, sans le soutien en force du microcosme médiatico-politique et le recours des conseillers tapis dans l’ombre dont certains ont un Alzheimer à commande automatique, Hollande ne pouvait pas faire vaciller Sarko. Même pas faire bouger un pied. A fortiori Merkel et son Ministre des Finances qui vient de renvoyer l’Espagne à ses responsabilités en opposant une fin de non recevoir à une demande supplémentaire de 200 milliards d’euros après que l’Eurozone ait accepté le principe d’un accord de 100 milliards pour récapitaliser les banques. L’Espagne a besoin de 300 milliards d’euros. Mais que voulez-vous, l’Espagne veut qu’on lui trouve encore des fonds pour gérer son pays. C’est de « l’Anti Règle du Jeu de l’Eurozone ». Et c’est ce camp des perdants et du non respect des règles, que dis-je de leur déconstruction que le président a rejoint. C’est que qui se ressemble s’assemble.

LA REGLE DU DOUBLE JEU

Du coup Hollande a raccolé Merkel de nouveau pour soi-disant "sauver l’euro à tout prix". On verra. C’est la France en errance, qui ne se situe plus nulle part, sauf dans l’Anti et dans l’Opposition à tout ce qui ressemble au Sarkozysme. Ainsi de son porte parole en stuc et en toc. Mr le Président, la campagne est terminée. Il est temps de revêtir les habits de Président de la République Française. Cela implique le rétablissement d’une certaine solennité qui va avec. Londres a donné un exemple de ce que pouvait être une Royauté proche du peuple. Une Reine sans or, sobre mais toujours distinguée et Royale. Respectant la fonction donc. L’or est passée dans le corps de la Reine qui le signe désormais de sa seule présence. La Reine Elisabeth habite la Fonction. Elle fait corps avec les insignes de la Royauté.

Ni banalité, ni désacralisation, ni gadget. De l’imagination, Oui. De la "prostitution", Non.

Hollande veut inventer une Présidence populaire, banale, populiste. En somme racoleuse et qui fait du tapin comme cette nouvelle invention où tous les week-ends maintenant, on aura droit au tour populaire d’un président banal qui serre les mains du peuple - pour mieux leur créer une commission Jospin avec dame pipi dans le dos - Un président toujours en campagne donc et qui fait office de voiture balai.

On a donc le porte parole qui sied à cette présidence : un faux, une arnaque. Un gag en somme, pour ne pas dire un gadget. Tout sonne faux dans cette présidence. La photo officielle est déjà comme une parodie, un air de faux.

La Ministre des droits de la femme est elle-même une fausse super Présidente de "Ni pute, ni soumise", tant il y a doublon. Ce Ministère est ravalé au rang d’une fausse association.

A force de tout désacraliser, la France est dégradée, la République est à terre, au sol, désenoblie, rabaissée au ras-des-paquerettes, piétinée et "communautarisée". Le ver est donc dans le fruit depuis longtemps.

Valérie et Najat sont les deux symboles Majeurs de cette République de basse cour. A République rabaissée, porte parole au rabais.

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Grosse panne institutionnelle en France. La France à bout de souffle.

L’union bancaire et la revendication du pacte de croissance sont aussi de l’anti Jeu toujours de l’Anti Sarko comme une fixation. Pour le moment, notre présidence française et son gouvernement se déclinent en négatif. On attend la version positive. Ca va faire bientôt 3 mois. On est à moins de deux semaines des 100 premiers jours et on attend toujours.

Dans cette attente, écoutons Le Luron, Thierry.

Le 10 mai, l’Elysée pris pour 7 ans un drôle de locataire. Un socialiste exemplaire bis. L’emmerdant c’est la rose, l’emmerdant c’est la rose, crois-moi. Quand les hommes avaient encore des « Couilles » en France. Aujourd’hui, ils n’ont plus que des boules à la place. Sacré Thierry. Le Luron.

"Je dédie au président ce poème en guise de requiem pour 5 ans".

 
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Sans réagir sur le fond des motifs du mandat d’arrêt international du Président Soudanais : crimes de guerre et crimes contre l’humanité, l’Union Africaine a pourtant manifesté son extrême prudence pour cette condamnation d’un de ses membres. Raison avancée : la sécurité et la paix doivent primées sur la (...)
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