mercredi, 21 février 2018
 

Justice Politique. La mascarade de la mise en examen de Nicolas Sarkozy.

D’accord, il ne faut pas opposer la Justice au Politique, car soi-disant indépendante, notre Justice. C’est comme qui dirait, tout est indépendant en France, les Hautes Autorités, les collectivités territoriales, la Presse, l’édition, et que sais-je encore, jusqu’à ce qu’on découvre que tout est tenu, nommé et lié au Politique. Hollande avait promis de mettre fin à la soviétisation de nos institutions collectivistes. Il avait prêté serment devant nous par sa formule désormais célèbre "Moi, président, je jure de ne pas faire ceci ou cela". Il fait exactement la même chose : il ne touche pas aux Institutions. Pourtant une commission Jospin spéciale avait été créée pour cela, dès le lendemain de la victoire.

On se souvient de la tirade de campagne de Mr. Hollande disant "Moi, Président, je serais un président exemplaire". Du grand bluff. A l’arrivée, l’Elysée est un bordel à journalistes planqués, ex sous marins pilotes de la campagne présidentielle de Mr. Hollande. On nomme au CSA des journalistes dont certaines ont la particularité d’avoir servi de "liquidateurs - façon Jean Reno - médiatiques de DSK" pour avantager Hollande. C’est vrai, que sa compagne est passée de Devedjian à Moscovici avant d’atterrir à lui. Chercher l’erreur. Trois hommes tellement différents qui se partagent la même femme, c’est qu’il y a une erreur quelque part.

Quoi exactement ? L’amour du pouvoir, voyons. Triomphe de la société des Rentiers qui, dans leur paresse, passent leur temps à l’échangisme.

Ca c’est pour tous les partis au pouvoir. Et la comparaison s’arrête là.

Pour cet amour du Pouvoir, que ne ferait-on pas ?

- Des complots à l’instar de celui plus que certain, au fur et à mesure que les jours passent et qu’on saisit mieux les caractères des personnages publics, qui a éliminé DSK.

- Des coïncidences troublantes pour être le fait du hasard entre la sortie éhontée de Cahuzac du gouvernement, pris lui la main dans le sac de Médiapart qui a enquêté et la mise en examen de NS, quasiment le lendemain, comme si Médiapart roulait pour l’UMP. Ce qui n’est pas vrai. Je ne peux le croire.

En revanche, les sondages annonçant la volonté des Français de voir NS revenir au Pouvoir à la place de Hollande et la sortie de NS critiquant l’intervention maladroite et illégitime française au Mali et se rendant à Tripoli ont fait tremblé les Maîtres comploteurs de l’Elysée. Et voilà le travail. Un juge soumis a porté le coup. C’est du cousu main.

Nicolas Sarkozy est donc pris dans un traquenard aujourd’hui.

Voici un Chef d’Etat à l’origine de la fin de l’immunité des ex Chefs d’Etats, pris au piège de sa décision de rendre la Justice équitable pour tous et par là-même indépendante. C’était sans compter avec les règlements de compte de ceux qui ont vendu, femmes, enfants, conjoints, camarades et amis pour arriver au pouvoir. « L’insoutenable légèreté de l’arrivisme » est leur crime. Elle explique tous les lynchages.

Ils ne l’emporteront pas au paradis.

Vous avez dit Indépendance de la Justice ? En France ? Impossible, tant que les Juges seront nommés par le gouvernement.

L’impartialité politique des Juges est une chimère. Le Juge Gentil est forcément de parti pris socialiste. Ce n’est pas de sa faute, c’est ainsi. Il en va de sa carrière.

Lu dans un Forum de 20mn. "Et pourquoi ce "juge" ne pousse pas ses investigations un peu plus loin, il verra que Michel Sapin et son épouse ont eux aussi, été rendre visite a Lili Bettencourt. Que Mitterand était un très grand ami de la famille Bettencourt. Peut-être qu’il ne veut s’attaquer qu’aux personnalités de droite".

"François Mitterrand était ami de Papi mais également du père de Mamie, Eugène Schueller, financier de la Cagoule, qui emploiera François Mitterrand après guerre."

"Quand on voit que la juge qui s’occupait du dossier de l’amiante, juge qui a mis Aubry en examen, a été dessaisie du dossier, on peut se demander si cette "justice" est vraiment indépendante".

A propos du Juge Gentil. "C’est ce même juge qui a mis en examen l’avocat de Colonna et cet avocat s’est fait tirer dessus !! C’est aussi ce même juge qui, en 2012, il a postulé, sans succès, aux postes de premier vice-président au tribunal de Paris et d’avocat général à la Cour d’appel de Paris".

"Ce juge "gentil" serait il très énervé ? il cherche à se faire bien voir du gouvernement actuel pour accéder à un poste à Paris ! ses 10 ans à Bordeaux arrivent à expiration, alors ce monsieur à besoin de se mettre sous les feux des projecteurs en éclaboussant l’ennemi juré de Flamby".

Conclusion. Le Juge Gentil est un Shérif aux ordres. C’est un déshonneur pour la Justice. Ni plus ni moins. J’adhère à ce propos.

Alors, Justice, deux poids, deux mesures ? Certainement pas.

Certes, on reproche au Président NS des faits comme ceux-ci (pour être impartiale, je reprends les propos d’un forum yahoo) :


- Financement de la campagne de Sarko par Kadhafi,
- Invalidation des comptes de campagne de Sarko,
- Enquête sur le financement de la campagne de Balladur,
- Enquête sur les causes de l’attentat de Karachi
- Arbitrage du conflit CDR/Tapie
- Maintenant abus de faiblesse sur la personne de madame Bettencourt

Il faut qu’il en réponde devant la Justice. Vrai.

Maintenant, on invoque la présomption d’innocence qui dit qu’on est présumé innocent tant que votre culpabilité n’a pas été véritablement établie. La présomption d’innocence nous égare ici et est de nature à fonder la mise en examen, dès lors que le Juge - bien qu’aux ordres de l’Etat PS - peut estimer que les affirmations du personnel et du « Majordome-enregistreur des conversations » en particulier accusant NS d’être venu à la table des Bettencourt à plusieurs reprises, est une preuve suffisante : la loi du nombre se suffit à elle-même.

Et pourtant, là est le hic. Le majordome n’a pas qualité pour déposer une quelconque plainte ou un quelconque témoignage contre NS, ni même à juger l’invité NS à la table de son employeur Bettencourt voire de l’espionner et n’a pas même le droit d’enregistrer des conversations privées dans un domicile qui n’est pas le sien - il viole la loi de la propriété privée et du secret auquel est tenu le personnel de ses Hôtels particuliers.

Le majordome n’est pas un membre de la famille ; on ne voit pas en quoi il est concerné, ne pouvant être lesé par l’héritage.

Le fait de mettre en examen NS sur la foi des déclarations du personnel de Mme Bettencourt, indépendamment du contenu du dossier et de la présomption d’innocence me semble relever de la Justice Politique, car juridiquement infondé en Droit.

Les enregistrements du Majordome sont illégaux et ne devraient pas être recevables. Si on commence à être espionné par son personnel, où va-t-on ? Il n’y a pas mort d’homme ici. Seule exception à la règle.

Il nous manque ici une distinction entre la police des moeurs et celle qui dit le droit, comme on l’a vu avec l’affaire DSK, non condamné au Pénal mais sanctionné avec raison au Civil. Dans cette affaire, on assiste à une confusion similaire. Certes, le financement occulte des campagnes via Bettencourt par exemple relève du Pénal. Mais, alors, qu’advient-il lorsque des candidats sont liés en amitié avec leurs contributeurs financiers ? Ceci est une question qui taraude la politique française où l’élite privée et publique se fréquentent rendant les frontières difficiles à surveiller.

Justement, c’est ce qu’on attend de ce gouvernement, qu’il recodifie cela, en temps de campagne. La réforme du code électoral est un travail de la Majorité Parlementaire PS qui dort et non une mission à refiler facilement à la Justice, disqualifiée pour cela. L’affaire du financement occulte de la campagne de NS dépasse la Justice. Ce n’est pas même son affaire. C’est l’affaire des réformes institutionnelles. Mais là, plus de Hollande. Plus de Ayrault. Plus de Désir. Plus de Duflot. Plus de Taubira. Personne en fait. Tous aux abonnés absents de la réforme.

Alors pour combler le grand vide, on condamne d’avance comme dans les Dictatures. Et on coupe les têtes qui dérangent ou qui dépassent. Ce n’est pas la Justice. C’est le Lynchage politique.

Après on a la question de l’insécurité et du racket à domicile. Question possible. Mais ceci est encore une autre affaire.

Ah, j’allais oublier le plus important. Comment Le Pen a-t-il obtenu son héritage miraculeux, venu tout droit de Lourdes ? N’y avait-il pas de personnes âgées extorquées ? Rafraîchissez-nous la mémoire. Qui a enquêté sur cet héritage tombé du ciel, du jour au lendemain, sur le dos d’un(e) Mort(e) ? Des fois qu’on aurait aidé le vieux ou la vieille à débarrasser le château de Saint-Cloud avec un coup de pousse derrière le fauteuil roulant dans les escaliers, qui sait ?

Lire aussi. "Quand Ayrault nous prend pour des blaireaux".


Comme promis, en complément de "la société des rentiers" voici :

"Le Grand Echiquier des Institutions de la République Française". N° 1, en version magazine.

Les Elections en France et la Démocratie inachevée. N° 2.

 
A propos de Mon site SPIP
Sans réagir sur le fond des motifs du mandat d’arrêt international du Président Soudanais : crimes de guerre et crimes contre l’humanité, l’Union Africaine a pourtant manifesté son extrême prudence pour cette condamnation d’un de ses membres. Raison avancée : la sécurité et la paix doivent primées sur la (...)
En savoir plus »
Thèmes