Barack Obama aux Africains : "L’Amérique sera avec vous à chaque étape du chemin"

Le Président Obama s’est exprimé devant les Parlementaires du Ghana samedi 11. Discours très attendu sur la bonne gouvernance qui manque tant à l’Afrique et qui est certainement à l’origine de ses malheurs, de son désastre et de sa misère.
"Je m’exprime devant vous à la fin d’un long voyage qui a débuté à Moscou par un sommet entre deux grandes puissances et qui s’est poursuivi en Italie pour une réunion des premières économies du monde. Je termine ce périple ici au Ghana pour une simple raison : le 21ème siècle ne se fera pas seulement avec ce qui se passe à Rome, à Moscou ou à Washington, mais aussi avec ce qui se passe à Accra.
Il s’agit là d’une vérité élémentaire à une époque où les frontières entre les peuples sont dépassées par nos connexions. Votre prospérité peut contribuer à celle de l’Amérique. Votre santé et votre sécurité peuvent contribuer à celles du monde. Et la force de votre démocratie peut aider à faire avancer les droits de l’homme des peuples ailleurs.
Donc, je ne regarde pas les pays et les peuples d’Afrique comme un monde à part. Je vois l’Afrique comme une partie fondamentale de notre monde interconnecté, comme un partenaire avec l’Amérique pour le futur que nous voulons pour nos enfants. Ce partenariat doit se fonder sur un respect mutuel et sur une responsabilité mutuelle. Et c’est de cela que je voudrais qu’on parle aujourd’hui.
Nous devons partir de cette simple prémisse que l’avenir de l’Afrique dépend des Africains.
Je dis ceci sachant parfaitement le passé tragique qui a hanté cette partie du monde. Après tout, le sang de l’Afrique coule dans mes veines et dans celles de ma famille".
"Le 21ème siècle ne se fera pas seulement avec ce qui se passe à Rome, à Moscou ou à Washington, mais aussi avec ce qui se passe à Accra".
Démocratie, santé, économie et règlements des conflits sont les quatre points de coopération que l’Amérique va développer ou renforcer avec l’Afrique.
Une bonne gouvernance ça commence avec de solides institutions, a déclaré Barack Obama. Extrait du discours : "Au 21ème siècle, les institutions transparentes, fiables et efficaces constituent la clé du succès : des parlements forts, des forces de polices honnêtes, des juges indépendants ; une presse indépendante ; un secteur privé dynamique sans oublier la société civile. Ce sont là les éléments qui donnent vie à la démocratie, parce que c’est ce qui importe dans le quotidien des gens".
"Je ne regarde pas les pays et les peuples d’Afrique comme un monde à part".
"Nous devons partir de cette simple prémisse que l’avenir de l’Afrique dépend des Africains".
Des phrases d’ouverture du discours du Président ; fortes affirmations et vérités de base qui n’ont jamais été observées.
Jusqu’ici, l’Afrique a toujours été considérée par l’Occident comme un monde à part et son avenir était dessiné à l’Ouest, par l’Ouest qui a une responsabilité indéniable dans les malheurs de l’Afrique. C’était l’ancienne façon de faire la coopération et la géopolitique.
Barack Obama en propose une nouvelle plus équilibrée et plus juste en espérant de cette façon que les pertes et profits seront compensés sur la voie de la restauration. Puisque l’époque est au renouveau et à l’optimisme que cela suscite, on va rester sur la note positive de la conclusion du discours du Ghana : Yes we can . Lire aussi Barack Obama théorise l’Obamalisme.
Le Président de la Tanzanie, Jakaya Kikwete a été le premier Président Africain à être reçu par Barack Obama à la Maison Blanche, en sa qualité de Président sortant de l’Union Africaine. Mouamar Khadafi lui succède à cette fonction. Lire Obama rencontre Jakaya Kikwete à la Maison Blanche avant la visite du 10 Juin à Accra.