mercredi, 7 décembre 2016
 

Barack Obama devant le Congrès Américain

« Mon administration avance tactiquement mais avec agressivité pour casser le cercle destructeur du marché du crédit qui s’assèche, restaurer la confiance et faire redémarrer le marché du crédit ».

« Notre préoccupation est celle-ci : si nous ne relançons pas les prêts dans ce pays, le plan de recouvrement économique sera mort avant même d’avoir vu le jour. La fluidité du crédit est la sève de notre économie. La capacité d’obtenir un crédit est ce qui vous permet de tout acheter : votre maison, les frais de scolarité universitaires de vos enfants, votre voiture. C’est ce qui permet aux magasins de s’approvisionner, aux agriculteurs de s’équiper et aux employeurs de payer leurs employés. Or, le crédit ne circule plus, comme il le devrait. Beaucoup de crédits immobiliers impayés, l’endettement bancaire et le manque de confiance ont rendu les banques craintives qui ne veulent plus faire de prêts pour l’achat des maisons, aux entreprises ; même les prêts interbancaires sont en souffrance ».

« Lorsqu’il n’y a plus de prêts, les familles ne peuvent plus acheter de maisons et des voitures ; les sociétés licencient ; notre économie souffre toujours plus et le crédit se raréfie d’autant, sinon plus. C’est pourquoi, mon administration avance tactiquement mais avec agressivité pour casser ce cercle destructeur et restaurer la confiance et faire redémarrer le marché du prêt. Nous le ferons de plusieurs manières.

 « Nous sommes entrain de mettre en place un nouveau fonds de garantie des prêts »

Premièrement, nous sommes entrain de mettre en place un nouveau fonds de garantie des prêts ; probablement l’effort le plus important jamais réalisé jusqu’à présent pour soutenir les prêts à l’achat des voitures, au paiement des frais universitaires, aux petites entreprises, aux sonsommateurs et aux sociétés qui font marcher notre économie.

Deuxièmement, nous avons lançé un plan de logement qui va aider les familles responsables menacées d’une saisie immobilière à obtenir une réduction de leurs mensualités de crédits immobilier et à négocier un nouveau plan de financement de leurs maisons ».

Il ne s’agit pas d’un plan pour aider les spéculateurs ou cet autre voisin au coin de la rue qui a acheté une maison qu’il n’aurait jamais dû acheter (les propriétaires irresponsables).

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"Notre objectif est de hâter le jour où les banques recommenceront à prêter de l’argent aux Américains et aux sociétés et de mettre un terme à la crise une fois pour toute".

Il s’agit d’aider ces millions d’Américains qui luttent contre la perte de valeur du prix des maisons (les maisons ont perdu 2 fois leur valeur réelle). Ces Américains qui seront maintenant en mesure de bénéficier des avantages des faibles taux d’intérêts que ce plan va permettre d’obtenir. Concrètement, une famille moyenne qui entre dans un plan de refinancement de sa maison aujourd’hui pourra économiser jusqu’à 2 000 dollars par an sur la financement de son hypothèque immobilière.

 « Il ne s’agit pas d’aider les banques, mais d’aider le peuple »

« Troisièmement, nous allons agir avec notre toute la détermination du gouvernement fédéral pour nous assurer que les principales banques qui font vivre les Américains retrouvent la confiance et disposent de fonds suffisants pour faire des prêts, même dans les moments difficiles. Quand nous apprendrons qu’un grande banque a de sérieux problèmes, nous rechercherons les responsabilités, exigerons les ajustements nécesaires ; au besoin en apportant notre soutien pour « nettoyer » leur comptabilité afin d’assurer la continuité, la viabilité et la vigueur de l’institution qui doit être en mesure de servir notre peuple et notre économie ».

« Notre objectif est de hâter le jour où les banques recommenceront à prêter de l’argent aux Américains et aux sociétés et de mettre un terme à la crise une fois pour toute. Et je tiendrais personnellement ces banques pour responsables pour l’assistance qu’elles reçoivent et c’est aussi le moment pour elles de démontrer clairement que les dollars des contribuables reçus se traduisent en plus de prêts pour ces mêmes contribuables Américains. (applaudissements). Il ne s’agit pas d’aider les banques, mais d’aider le peuple. C’est de cela qu’il s’agit et de rien d’autre ».

Qu’en ont pensé les Américains ?

Selon un sondage national, qui a interrogé 484 adultes ayant regardé le discours présidentiel devant le Congrès américain, 68% des Américains ont apprécié l’allocution du Président ; 24 % ont une opinion plutôt positive et 8 % seulement ont une réaction négative.

85 % pensent que ce discours présidentiel les a rendus plus optimistes sur la direction du pays pour les 4 prochaines années contre 11 % qui se disent pessimistes.

82 % disent qu’ils soutiennent le plan économique du Président Obama tel qu’il a été présenté dans son discours contre 17 % qui disent le contraire.

Ces scores très élevés et encourageants sont pratiquement les mêmes que ceux obtenus par Bill Clinton et G. Bush au lendemain de leur élection, dans un exercice similaire.

Cependant, la cohérence des chiffres indiqués ici, pour l’allocution de Barack Obama réside dans les 68% de ceux qui ont apprécié le message du Président. Avant l’intervention présidentielle, ils étaient 67% à en attendre quelque chose de positif. La même proportion que ceux qui se disaient inquiets pour leur avenir personnel dans un sondage de la semaine dernière - lire ci-dessous dans les articles liés -. De sorte qu’on peut en conclure que la côte de popularité du Président Obama est du même ordre de grandeur.

 
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