vendredi, 22 septembre 2017
 

Débat sur le RSA. Solidarités actives et Pauvretés

Deux ans après, son ex collègue, Laurent Wauquiez parle des bénéficiaires du RSA comme des personnes qui se complaisent dans l’assistanat et trichent avec le système. Qui sont ces personnes ? Les jeunes, les femmes et les immigrés principalement.

Sont-ils vraiment les oubliés du système ou la condition de la perpétuation du système des rentes ? Quel est le coût de l’ensemble des classes des fonctionnaires et des retraités pour l’ensemble du système, à supposer qu’ils aient un coût qu’on pourrait comparer à ce qu’ils rapportent, d’un point de vue strictement comptable cela s’entend ? Qui a une utilité publique et qui n’en a pas ? Que devient la notion de Biens Publics ?

Qui a une utilité publique et qui n’en a pas ?

Rappel de l’entretien du 9 Mars du père du RSA, Martin Hirsch, qui a démissionné du gouvernement depuis.

En clair, vous mettez votre portefeuille sur la balance ? "Je me fixe à moi même une obligation de réussite. Sinon, j’en tirerais toutes les conséquences". Ca fait combien de temps que vous n’avez plus entendu parler un Membre du Gouvernement de cette manière ? Un auditeur d’Inter a une hypothèse explicative : Le Gouvernement est anti-jeune et Martin Hirsch est pro-jeune. Le Haut Commissaire aux Pauvretés et à la solidarité active et Haut Commissaire à la Jeunesse serait-il en porte-à-faux dans le Gouvernement ?

Sur le fond de la question. Quand on écoute les jeunes, nous dit Martin Hirsch, on constate qu’ils sont en demande d’un emploi, d’une formation, d’un logement, d’un revenu et de citoyenneté. D’une vie normale, en somme, qu’on n’a pas la possibilité de leur offrir. Lorsqu’on demande à un jeune qui recherche un logement, la caution de son père ou de son grand père, dans quel régime sommes-nous ? Lorsque l’obstacle à l’emploi d’un jeune est le permis de conduire, il faut activer l’accès à ce permis, sans attendre.

Qu’est-ce qu’un jeune ? Ca commence où et ça se termine quand ? Ca commence avec la fin de l’âge de la scolarité obligatoire (16 ans) et ça se termine au moment où la société vous garantit un revenu, avec le RMI (25 ans). [Objection : le RMI est garanti sous conditions. Ce n’est pas vraiment une garantie]. Il y a 8 millions de jeunes dans la tranche des 16-25 ans. Les uns sont étudiants, les autres sont au chômage ou en formation.

Question : Bruno Julliard au PS dit que vous disposez de 20 euros par jeune ? Réponse de Martin Hirsch. Lorsque j’ai mis le RSA en place, à titre expérimental, je disposais d’un budget de 20 millions qui est passé à 30 millions puis à 1,5 milliards et à 2,3 milliards.

Question : n’y a-t-il pas une spécificité du marché du travail français qui bloque l’accès à l’emploi des jeunes ? Réponse. Certainement. Les entreprises exigent une expérience professionnelle à ces jeunes qui débutent. Le cercle vicieux parfait : sans expérience professionnelle, vous n’avez pas d’accès à l’emploi. Comment fait-on pour acquérir cette expérience si on ne débute pas quelque part ? Il y a des conservatismes contre lesquels il faudra lutter.

Question. Alors, les entreprises ne jouent pas le jeu. Réponse. Pas seulement les entreprises. Tout le monde ne joue pas le jeu. Les entreprises, l’éducation scolaire et les missions locales se rejettent la responsabilité. C’est toujours la faute aux autres. Personne ne prend de risques.

Question d’un auditeur. Pourquoi ne pas rétablir les 35 heures, face à la crise au lieu d’accorder des heures supplémentaires exonérées d’impôts à ceux qui travaillent déjà ? Réponse. Le taux d’activité des jeunes ne s’est pas amélioré avec les 35 heures. Jusque cet été, on avait noté une amélioration du chômage et des heures supplémentaires. La vérité, c’est qu’en temps de crise, on note un moindre recours à tous les dispositifs flexibles (CDD, Intérim, recours aux heures supplémentaires).

Question. La philosophie du « travailler plus pour gagner plus » est-elle caduc ? Réponse. Avec le RSA, on travaillera et on gagnera plus. 4 millions d’allocataires du RMI recevront un courrier la semaine prochaine pour leur annoncer 200 euros de plus.

Je me fixe une obligation de réussir Question d’un auditeur. Mes revenus du travail ont baissé. Nous (le couple) voulions regrouper nos crédits pour faire baisser les mensualités. On n’a pas pu le faire. Refus des organismes. Comment faire pour éviter les minima sociaux et l’inscription à la Banque de France au titre du surendettement ? En gros, quelle politique de la prévention ?

Réponse. Avec la Ministre des Finances, Christine Lagarde, nous sommes en train de travailler sur la réforme du crédit à la consommation, les crédits revolving avec leurs taux d’intérêts à 20%. Les syndicats ont proposé de faire jouer les assurances, en cas de difficultés, de façon a faire baisser les mensualités ou à les suspendre. La mesure devrait être annoncée le mois prochain.

Un peu sur le modèle Obama pour son plan de soutien au logement de 75 milliards qui permettra aux Américains de renégocier leurs crédits immobilier, d’éviter les saisies de leur logement et de garantir leur hypothèque immobilière auprès des banques.

Question. Y aura-t-il un plan d’urgence pour les jeunes ? Réponse. Pas de plan d’urgence en tant que tel pour la jeunesse. Mais, déjà un plan de rattrapage de 20 ans de difficultés. Il y aura des choses tout le temps. Des mesures spécifiques sur les jeunes et la crise vont être annoncées. Peut-être dès cet après-midi. C’était le 9 mars 2009.

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