dimanche, 19 mai 2013
 

Elysée 2012. "Les chiens de garde" du Système et du statu quo.

Dans son Editorial de l’Express du 14 Décembre, Christophe Barbier, journaliste multimédias et chroniqueur intergalactique nous livre sous le titre "Les grotesques" son sentiment que "Se présenter à la présidentielle quand on n’a aucune chance, c’est de la vanité".

En fait, poursuit-il, « sur la seule cassure qui vaille - l’Europe -, le débat doit s’organiser autour des raisonnables de gauche et de droite (Hollande et Sarkozy), des populo-souverainistes des extrêmes (Mélenchon et Le Pen), et de l’inclassable Bayrou, admis à participer pour incarner le centre de gravité et la gravité du centre... ». On voit déjà ce qui lie ceux cités ici : l’appartenance à un parti politique fortement identifié qui vaut compétence politique en soi. Il suffit d’être membre d’un parti pour revendiquer cette compétence. On voit ce que la démarche a de pervers et d’automatique et le potentiel de médiocrité associé à ce cycle d’appartenance, simple comme bonjour.

Et il ne s’arrête pas là. Voici la conclusion - grotesque - et c’est le moins qu’on puisse dire - « Face au cortège des grotesques, il faut compter sur la sagesse des maires qui refuseront de les parrainer et les renverront dans le joyeux cimetière, où la vie continue, des ex-futurs candidats. Ils y croiseront Jean Louis Borloo, Dominique Strauss-Kahn, Michel Rocard, Jacques Delors et le souvenir d’Antoine Pinay et de Pierre Mendes France... Ils y retrouveront surtout l’anonymat qui les terrorise, mais aussi l’honneur qui, sinon, risque de les fuir ».

Je serais ceux qu’on a cités ici que je me sentirais extrêmement gêné par un tel adoubement qui ressemble fort au baiser de Judas. Mais passons, c’est leur problème. Tout ce qui est soutenu par les médias avec férocité est absolument suspect. C’est vrai de la collusion avérée entre les médias et les forces au pouvoir. La cause est entendue depuis longtemps et, à ceux qui en doutaient encore, les reportages sur la guerre en Lybie ont été un cas d’école pour la duplicité et la désinformation voire la propagande d’Etat des médias Occidentaux. Le Système a ses « chiens de garde », c’est comme ça. Faut-il pour autant continuer à les laisser faire ? Non.

L’EUROPE EST EN SUSPENSION

Reprenons les mots de l’éditorialiste. Commençons par l’Europe, en parler aujourd’hui au plus fort de la crise de l’eurozone c’est vraiment faire preuve d’aveuglement. Si on faisait un référendum aujourd’hui sur l’adhésion des peuples à l’Europe, la réponse serait non et tous les leaders le savent et le craignent au point de ne plus recourir à aucun référendum depuis longtemps et lorsqu’ils recourent à la voie parlementaire, lorsque la réponse est non, on refait le vote avec menace et chantage aux parlementaires jusqu’à ce que le vote soit oui. Dernier exemple en date : la Slovaquie.

Ainsi le PM de la Grèce a-t-il été éjecté pour avoir osé dire qu’il allait convoquer un référendum sur les plans d’austérité accrue. Le peuple Grec aurait dit non. Les leaders européens ont donc accéléré sa chute en se servant des parlementaires Grecs. C’est cette Europe que l’éditorialiste de l’Express nous vend comme la "seule cassure qui vaille". Au jour d’aujourd’hui, l’Europe ne vaut plus rien. Le véto de Cameron n’a fait que mettre cela en lumière. Qu’on puisse la faire revivre demain, pourquoi pas ?

C’était un « Grand Casino ouvert », ni plus ni moins. La preuve, sortez de l’hexagone à la réflexion cloisonnée par le Système et vous verrez les titres des journaux et des Centres de Recherche à l’Etranger pour vous faire une idée ; des titres décrivant l’Europe comme un « Nouveau Système des Serfs du Moyen-Age », comme un « Euroland », comme un « conte merveilleux des Technocrates », comme un « Tango financier macabre », comme une « Economie Vaudoue », comme un outil pour enrichissement d’une bureaucratie sortie de nulle part, comme un « navire condamné à terme pour déficit démocratique irrattrapable ».

SONT ADMIS

Poursuivons par cette autre phrase "l’inclassable Bayrou, admis à participer pour incarner..". Admis à participer ? Par qui ? L’Express ou le peuple ? Quand, comment et selon quel mécanisme autre que le fait d’appartenir à un parti politique ? Hervé Morin appartient à un parti politique lui aussi.

ELOGE DU BLOCAGE ET DE LA CENSURE

Et puis l’appel noir "Face au cortège des grotesques, il faut compter sur la sagesse des maires qui refuseront de les parrainer et les renverront dans le joyeux cimetière". Les grotesques, vous avez compris ce sont tous les autres candidats à la candidature, en particulier Hervé Morin et Dominique de Villepin, ciblés car ils constituent une menace directe à la réelection de Nicolas Sarkozy, plus que toutes les forces la Gauche réunies. D’où la sortie de l’Express.

Lire. Pourquoi la candidature de Dominique de Villepin gêne.

Mon Dieu, comment peut-on être responsable aujourd’hui et faire ce genre d’appel. En quoi, le Président de la République actuel a-t-il plus de mérites que Dominique de Villepin ? En quoi les membres de son gouvernement sont-ils admissibles et Hervé Morin, Mme Lepage, Mme Boutin, Jean-Pierre Chevènement sont-ils grotesques comparativement à l’inefficacité gouvernementale jugée notoire par le peuple, si on se fie au sentiment de rejet enregistré par les sondages et à l’ambiance publique ? Quel est l’angle de pertinence qui permet de décerner des brevets d’admissibilité aux uns et de rejet aux autres ? Qui a autorité pour décerner ces brevets d’admissibilité électorale publique ? Christophe Barbier ?

DE LA VANITE

Alors, la vanité, y a-t-il plus vaniteux que le système des médias ? Ca n’existe pas. Y a-t-il plus vaniteux que celui qui se range systématiquement derrière l’ordre du pouvoir, tout en le critiquant pour faire bien ? Ca n’existe pas. Le problème avec ce genre d’éditorial c’est qu’il s’arrête au niveau spectaculaire sans pousser l’analyse là où les choses acquièrent du sens.

Question. Ce gouvernement est-il considéré comme ayant échoué ? La réponse est OUI. Plutôt trois fois qu’une. Peut-il se représenter en promettant que les temps étaient difficiles et que par temps de crise, tout a capoté ? C’est son droit.

Et puisqu’il a le droit de se représenter malgré l’échec retentissant, au nom de quoi ceux qui ont des propositions nouvelles "des idées neuves" dit Hervé Morin n’auraient-ils pas le droit de se présenter pour proposer le changement ?

Quelles sont les tables de la loi constitutionnelle qui indiquent que « le débat doit s’organiser autour des raisonnables de gauche et de droite (Hollande et Sarkozy), des populo-souverainistes des extrêmes (Mélenchon et Le Pen), et de l’inclassable Bayrou, admis à participer » indépendamment des idées ?

On voit ici comment un Editorialiste en vient à préférer une Marine Le Pen, représentante d’un parti extrémiste et xénophobe à un ex Premier Ministre de la France, Dominique de Villepin, à la stature internationale. C’est proprement grotesque. Sortons du grotesque de cette pensée hexagonale terriblement étriquée.Le malheur de la France actuellement, c’est que les Intellectuels ont déserté le débat public pour se calfeutrer dans des espaces clos, pour certains et pour d’autres, se vautrer dans les salons administratifs pour y attendre des missions et y pondre des rapports grassement payés que le grand public ne lira jamais. Alors, faute de veille intellectuelle, les éditorialistes peuvent se lâcher et faire étalage de leur xénophobie à la face publique.

EN FRANCE ON CAUSE POLITIQUE ET ON AGIT TRES PEU

Alors sortons du spectaculaire et du soutien aux majorités sur béquilles, à la recherche de sens et surtout d’action car la politique en France se résume trop souvent aux commentaires et très peu à l’action. En France, on cause politique. Au Royaume-Uni par exemple, on agit politiquement et cette action est portée par les Ministres et non pas laissée à la dérive aux soi-disant collectivités territoriales vautrées dans des dépenses de confort (constructions de ronds points, d’hôtels régionaux et d’équipements culturels dont les coûts de fonctionnement dépassent les rentrées) sans investir sur les habitants, le tissu des entreprises et les projets de croissance. Dans un débat de C dans l’air, le Député Thierry Mariani, je crois a mis cette question sur le tapis et proposé que les subventions de l’Etat aux communes soient conditionnées à leur action pour le développement économique et la vitalité du territoire plutôt qu’aux actions de prestige qui déteriorent encore plus l’état des finances publiques. Nous avons autant de rond-points que l’ensemble de l’Europe.

Quelles sont les propositions des candidats sur des sujets comme ceux-ci, c’est ce qu’on aimerait entendre et non des brevets d’exclusion délivrés par ceux qui décrètent les admis à concourir pour l’élection présidentielle. Et des sujets aussi importants que la conditionnalité des subventions des collectivités territoriales par l’Etat sont nombreux. Au passage, la « règle d’or » doit s’appliquer également aux collectivités territoriales.

DEBAT PUBLIC OU CENSURE PUBLIQUE ?

Un. La démocratie en France ayant tourné à la censure publique et médiatique et le système des partis tendant à museler les Maires et les élus, il est grand temps de penser à supprimer cette exigence de 500 signatures pour lui substituer une autre règle.

Deux. Un détour au Royaume-Uni vaut la peine ici.

Le Royaume-Uni a réduit drastiquement le nombre de ses collectivités territoriales autour des années 80-90, les ramenant à 500 environ. Nous on a 36 000 communes plus 101 départements plus 26 régions plus les Intercommunalités, les circonscriptions législatives et sénatoriales sans oublier les circonscriptions pour les élections européennes. Un véritable hydre administratif qui engloutit à lui tout seul une richesse considérable plus les avantages conservés par les ex Ministres, Présidents des Assemblées et de la République. Les retraites dorées des Parlementaires également. A côté de cela, les fonctionnaires sont du menu fretin.

Le Royaume est en train d’étudier la possibilité de réduire le nombre des circonscriptions législatives de 50 circonscriptions encore.

Au Royaume Uni, le Vice Premier Ministre a annoncé qu’il allait sévir sur les bonus excessifs et a mis en route une enquête pour déterminer pourquoi les banques sont racistes et légiférer en conséquence et il y aura des sanctions.

Le Chancelier de l’Exchequer vient de lancer son projet de cloisonnement des banques de détail et de celles d’investissements.

Lorsque le Royaume Uni communique les chiffres du chômage, on a le détail sur les femmes, les jeunes, le public, le privé. En France, on vous donne un chiffre global : du vrac quoi. C’est l’illustration d’une absence d’audits détaillés sur la gestion publique. Exemple : pendant que l’Etat Français disait qu’il va licencier un fonctionnaire sur deux, les collectivités territoriales embauchaient à tour de bras pour des missions de prestige. Sans aucune pénalité.

C’est pourquoi, il faudra fixer une régle d’or des effectifs des collectivités territoriales, et pas seulement budgétaire. Les effectifs doivent varier à proportion de la population de la commune. Idem, il faut regarder la nature des recrutements locaux : trop souvent et ce n’est qu’un secret de polichinelle, les recrutements se font par le biais et sur la base des réseaux personnels du personnel de la Mairie. On va donc retrouver la fille du sénateur du coin comme chargée de communication d’un Maire du coin. La femme d’un chef d’entreprise local qui a voté pour le Maire comme "Chargée de mission économique", etc.

Puis, on avait évoqué, à l’occasion de la révélation de la fausse domiciliation de Rama Yade à Colombes, la nécessité d’établir un ratio pour le personnel municipal entre ceux qui vivent sur la commune et ceux qui viennent de l’extérieur, y compris pour les recrutements. Et toujours conditionner les subventions à une gestion exemplaire.

Au Royaume Uni et j’en termine avec cet exemple, une étude vient de révéler que la majorité des visas d’entrée demandés par les résidents étrangers pour les membres de leur famille sont refusés la première fois. Ces derniers procèdent systématiquement au recours qui leur est ouvert où là, surprise, 90 % de ces demandes de visas refusées sont satisfaites. Pourquoi alors engorger les tribunaux ? C’est le service d’attribution des visas qui fait mal son travail et de l’excès de zéle.

Des études sur l’école et l’emploi ont montré que l’école ne forme pas des élèves "prêt à l’emploi" et cela désespère les employeurs.

Un rapport sur les émeutes récentes vient d’être publié et met en cause la faillite de l’intervention de la police. Si la MET était intervenue à temps, tout aurait été évité. Les cadres de la MET sont donc en cause. En France, on ne met jamais en cause la Police.... Non, ce serait un sacrilège, un peu comme si on "crachait sur la légalité" et vas-y sur les discours sécuritaires.

David Cameron va lui-même voir ce qui se passe dans le domaine du Wellfare.

Bref, au Royaume-Uni avec qui nous sommes en conflit actuellement, on ne cause pas politique, on le fait et l’Etat n’est pas déserteur ; il n’a pas délégué toutes les missions aux collectivités pour aller s’asseoir confortablement à Paris. Il est présent sur le terrain, au contact avec la réalité et non avec les médias qui filtrent ce qui les intéresse et ce qui les intéresse a très peu d’incidence sur la vie des gens.

LA FIN DU CUMUL DES MANDATS

Exemple. Pendant des années en France, il y a eu le cumul des mandats et les médias ont fini pas s’adapter à cela. Pourtant, le cumul des mandats a fait plus de mal que les crimes des dictateurs africains en sclérosant les esprits et en figeant les territoires dans l’abandon (les ZUS et la banlieue parisienne). C’est la société civile dont je revendique l’appartenance qui est allée à l’assaut de cette supercherie anti-croissance et qui finalement a arraché cela. Personne ne peut se présenter aujourd’hui avec le cumul des mandats en poche. La réponse sera non, pour les raisons que nous partageons tous et qui étaient évidentes depuis longtemps que les médias passaient la chose en pertes et silences, alors qu’il est à l’origine de « l’apartheid social » mis en lumière par Manuel Valls lors des débats de la primaire citoyenne : « l’apartheid des banlieues mine notre pacte Républicain », avait-il dit.

Quand la France, par la voix de son Ministre de l’Economie et des Finances, François Baroin, a demandé que la note de la Grande-Bretagne soit dégradée avant celle de la France, mise "sous perspectives négatives" et que le PM Cameron et son vice Premier Ministre ont demandé des excuses ; excuses obtenues de la part du PM Fillon qui a passé un coup de fil à Londres, la France n’a pas pu faire le poids devant la vivacité du débat public, de la recherche des solutions, du contact des Ministres avec le terrain et la vraie vie et surtout devant leurs audits pointus et honnêtes confiés à des organismes non affiliés à l’Etat ou aux partis politiques et devant la capacité de remise en question des Britanniques.

D’autre part, le Royaume a conservé son indépendance monétaire.

Tout ceci prouve quoi ? Que la note, le fameux triple A concerne l’économie comme espace en mouvement et le premier signe de ce mouvement est la vivacité du débat public, la démocratie et de la recherche (études et autres) que le politique transforme en projets et en actions. Oui, le Royaume a de sérieux problèmes actuellement, peut-être même à égalité avec la France sur le plan du chômage par exemple. Mais la comparaison s’arrête là. Car sur la dette, la souveraineté monétaire peut agir. Et sur le racisme, autre point où la France et le Royaume sont alignés, David Cameron, qui manie l’humour noir Britannique comme personne a dit ceci, dès l’interpellation de François Baroin : "Plusieurs Juifs et Musulmans me disent qu’ils sont mieux ici en Angleterre qu’en France". Histoire de dire que le Royaume est aussi raciste que la France l’est plus encore.

Le racisme et la façon dont une société traite ses minorités sont pris en compte dans la notation, car, à terme une exclusion systématique des publics issus de l’immigration de la vie publique équivaut à négliger un potentiel de créativité. Un peu comme une auto-mutilation. Dans ces conditions d’handicap, comment voulez-vous ne pas être dégradé ? L’Express va peut-être nous en parler, un jour prochain.

LE VOTE DES ETRANGERS AUX ELECTIONS LOCALES

Pour cette élection, on entend parler du "vote des étrangers dans les élections locales". Ca fait bien et propre, même si l’idée est usée jusqu’à la corde, puisque ne datant pas d’aujourd’hui. Pire, c’est de la démagogie pure : le vote des étrangers ne changera rien à leur condition. Par ailleurs, j’envisage de publier un essai et je recherche un éditeur pour cela sur l’acquisition de la nationalité française qui est simple comme bonjour. J’appelle cela "LE MARCHE NOIR DE LA NATIONALITE FRANCAISE" où tous les chemins mènent à la nationalité française. Ceux des étrangers clandestins qui sont encore à la recherche des papiers sont des honnêtes gens. Pourtant, ce sont eux qui sont le plus exposés à une expulsion.

Le vote des étrangers aux élections locales c’est un peu l’équivalent du "consommer Français". Ce sont des slogans de campagne qui ne règlent rien au fond du problème, car pensés dans l’éloignement et dans les chambres froides des partis politiques.

AVANT DE CHOISIR QUI EST ADMIS OU ELIGIBLE VOILA CE QUE VOUS ALLEZ DEVOIR APPRECIER ET REGARDER ET BIEN D’AUTRES CHOSES ENCORE QUI CONCERNENT LA VRAIE VIE.

Aux Etats-Unis, on fait les primaires et on écoute les candidats et c’est ce qu’il disent qui décident de qui est admis ou pas. Et c’est le peuple qui décide de cela. Pas les médias. C’est grotesque.

Pour ces élections, on va assurer une veille citoyenne serrée. Nous serons "les chiens de garde de la citoyenneté" et "de la flamme du Gaullisme". N’en déplaise à ceux qui estiment que DDV n’est pas de Gaulle - dixit Alliot Marie de retour des vacances Tunisiennes -, comment pourrait-il l’être ? C’est comme si lorsque vous faites appel à Victor Hugo, vous vous disiez lui, là aussi, on devrait dire c’est grotesque.

DDV a la carrure pour représenter le Gaullisme. Cela ne date pas d’aujourd’hui. Du reste, cette compétence lui est reconnue à l’international et par les Français d’ailleurs. Mais c’est vrai que dire De Gaulle aujourd’hui gêne. Le nec plus ultra consiste à effacer l’histoire pour entretenir l’amnésie collective.

De Gaulle, c’était Foccart, c’était les mallettes africaines, etc. A première vue, c’est spectaculaire. Mais en tant que produit scolaire du Gaullisme Républicain en Afrique, et ayant vécu la passation des pouvoirs des élites françaises aux élites africaines de l’intérieur du Système, je sais que les choses sont plus complexes. De Gaulle avait une vision paternaliste de l’Afrique. On parlait de frères de destin. Il avait une conception commune du porte-feuille et des soucis. Du temps de Gaulle, l’Afrique vivait bien. Il y a eu des choses de faites, même si on peut continuer à parler de neo-colonialisme et des crimes de la décolonisation.

Il faut distinguer deux choses, le fric et le manque d’initiative des leaders Africains eux-mêmes dans l’entretien de leur sous-développement. De Gaulle ne pouvait pas interdire aux Africains de se développer, puisque les Français en Afrique ont eu à coeur d’y reproduire la France en Afrique, de l’embellir, de l’entretenir, de la développer. Mais, on parlera de ceci une autre fois, probablement au cours de cette campagne. Vous voyez le Gaullisme c’est un vaste sujet en soi. Il fournit une base programmatique à ajuster. Souvenons-nous que ce programme n’a pas si mal réussi à la France, allant même jusqu’à la sauver des tenailles de notre ami actuel : l’Allemagne.

La campagne va être intéressante.

Si DDV réussit déjà à nous remettre le Gaullisme en mémoire et en perspective, ce sera déjà une Grande Victoire. Pour les Jeunes surtout. Et s’il est élu et il peut l’être, sur la base de ce qu’on sait de lui et qui n’a pas changé, ce sera une Grande Victoire pour la France de demain.

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Réponse d’Hervé Morin à l’Express

C’est quoi le Gaullisme ?

C’est quoi le Système ?

La France n’est plus que l’ombre d’elle-même.

 
A propos de Scène Publique Internationale
Sans réagir sur le fond des motifs du mandat d’arrêt international du Président Soudanais : crimes de guerre et crimes contre l’humanité, l’Union Africaine a pourtant manifesté son extrême prudence pour cette condamnation d’un de ses membres. Raison avancée : la sécurité et la paix doivent primées sur la (...)
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