mercredi, 22 novembre 2017
 

Face-à-face présidentiel. Débat tronqué par les pirouettes incessantes de Hollande.

Cela devait être le débat où on devait entendre enfin les solutions miracles du candidat PS. De miracles, il n’y en a point eus. Pas une seule annonce surprise qu’on était en droit d’attendre de quelqu’un qui prône le changement.

Première partie. Le comportement de Hollande n’était pas digne d’un débat présidentiel. Les satisfecits qui lui sont délivrés sont sans valeur, puisque tout est fait pour faire tomber Nicolas Sarkozy.

Tout était d’un classicisme conventionnel, tellement convenu que plusieurs mesures proposées par le candidat PS sont déjà en application, sans qu’il ne le sache et/ou sont programmatiquement déclassées partout en Europe, parce que n’ayant marché nulle part. Exemple : la combinaison rétrograde proposée par le candidat PS [dépenses publiques + augmentation des impôts].

Par ailleurs, il était étonnant de constater, à ce niveau de responsabilité, la mauvaise foi affichée dans la négation de la crise qui a bel et bien été réelle, depuis 2008 aux Etats-Unis et a contaminé la zone euro par la suite. On a vécu les évènements de cette crise en direct. Il faut vraiment avoir un "masque" sur le visage comme l’a dit Nicolas Sarkozy pour faire comme si la crise n’avait pas eu lieu.

Le plus consternant, ce sont les contradictions du candidat PS qui, en fin d’émission contredit Nicolas Sarkozy quand il dit que "la crise est derrière nous", en répliquant avec superbe "non, la crise n’est pas finie". Faut savoir Mr Hollande, la crise a existé ou non ? Il va vous répondre, "oui, mais l’Allemagne a fait mieux que nous. Tout n’est pas imputable à la crise". Bien sûr. L’Allemagne est confortable lorsqu’elle sert de preuve au candidat PS. Sinon, l’Allemagne est tout ce qu’il y a de détestable pour le PS. Et puis concernant le fameux modèle Allemand, on va en parler dans le billet qui suit. Entre parenthèse, l’Allemagne n’a pas de salaire minimum. Fermons la parenthèse.

Commençons par cette crise qui a suscité de la part du candidat du PS une formule convenue à l’égard de Nicolas Sarkozy : "Avec vous, c’est toujours pareil, c’est toujours la faute aux autres". De la part de quelqu’un qui n’a pas eu de responsabilités gouvernementales, et qui est à la tête du département le plus endetté de France [mais là, il lui est confortable de dire que c’est la faute à la Droite qui lui a laissé des dettes - Ah "la faute des autres"] - une telle démagogie est consternante, d’autant qu’il voudra, par la suite, édicter des règles de conduite à Nicolas Sarkozy répétant mot pour mot ce qu’on lit dans les médias, qui est ensuite répété par le grand public : c’est l’effet perroquet en boucle décrit par F. Mitterand.

Afin de ne pas encombrer inutilement le propos, on laissera de côté l’arrogance, la suffisance et l’extrême contentement de soi affichés par le candidat du PS. Rien que pour cela, il faut féliciter la maîtrise de Nicolas Sarkozy face à cette provocation digne d’un "gars ordinaire" qui cherche les embrouilles dans la rue. La ficelle était très grosse pour ne pas se voir : interruptions volontaires pour perturber le raisonnement de son adversaire et le déstabiliser, à défaut d’arguments forts ; affichage des airs de supériorité ; interrogations multiples sur un ton agressif visant un seul but : pousser l’autre à la faute. On a vite compris le stratagème : le candidat PS ne supporte pas le combat loyal. Beaucoup de temps a été consacré à pousser Nicolas Sarkozy à la faute et peu de temps à dire clairement ce que le candidat PS avait comme programme.

Et, lorsqu’il avait la parole, il perdait sciemment du temps à pérorer autour avant de répondre, ça lui faisait gagner de précieuses minutes qui ont empêché de parler d’autres sujets, faute de temps inutilement gaspillé. La gestion du temps renseigne sur la qualité d’un dirigeant. Je résume, quand c’était le tour du candidat du PS de répondre, on traîne à répondre et quand c’était le tour de Nicolas Sarkozy, le candidat PS prenait un malin plaisir à couper la parole de l’adversaire régulièrement. David Pujadas et Laurence Ferrari auraient dû rappeler le candidat PS à l’ordre plus souvent, car son comportement n’était pas digne d’un débat présidentiel.

La chose sautait aux yeux. Nicolas Sarkozy n’a pas été déstabilisé, et pour cause, il a l’expérience des "gars" qui cherchent les embrouilles. Mais, au final, les interruptions intempestives du candidat PS donnaient parfois un faux rythme aux échanges, car, Nicolas Sarkozy, très gentleman, se laissait poliment interrompre - ce que les esprits simples ont qualifié de Sarkozy dans les cordes et sur la défensive - et, parfois il a sollicité les journalistes du regard pour qu’ils fassent quelque chose et ceux-ci n’ont rien fait à moins qu’ils n’aient pas compris le jeu du candidat PS.

Le mensonge éhonté de François Hollande disant qu’il ne connaissait pas DSK a été débusqué.

Première partie. Face-à-face présidentiel. Débat tronqué par les pirouettes incessantes de Hollande

Deuxième partie. Débat présidentiel. L’expérience a parlé : immigration, formation et posture présidentielle.

Troisième partie. Débat présidentiel. Les propositions des deux candidats sur la croissance.

Le mensonge éhonté de François Hollande disant qu’il ne connaissait pas DSK a été débusqué.

Le pacte de croissance de Mario Draghi a été publié. Il invalide le programme de croissance de F. Hollande.

L’Allemagne est-elle réellement un modèle ? La statue n’est pas sans défauts ;

François Bayrou, l’autre reniement.

Hollande "Ponce Pilate" ne connaissait pas DSK et renie l’accord sur le nucléaire EELV/PS.

 
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Sans réagir sur le fond des motifs du mandat d’arrêt international du Président Soudanais : crimes de guerre et crimes contre l’humanité, l’Union Africaine a pourtant manifesté son extrême prudence pour cette condamnation d’un de ses membres. Raison avancée : la sécurité et la paix doivent primées sur la (...)
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