mercredi, 22 mai 2013
 

François Hollande, le meilleur agent électoral de Marine Le Pen

La question de Hollande vs Merkel est entrain d’instiller un venin dans la campagne : celui d’un axe pro vs anti-Europeens. Amplifiée par la crise, les souvenirs d’un certain référendum européen qui a été contourné par l’adoption en Congrès reviennent hanter les mémoires. “On nous a forcé la main alors que nous avions dit non à cette Europe qui nous cause tant et tant de malheurs aujourd’hui”, peut-on entendre et lire ici et là.

L’Europe étant devenue indissociable de l’euro, les deux fusionnent et on ne sait plus si Marine le Pen en manifestant son désir de revenir au franc condamne la monnaie ou le projet Européen qui, désormais ne va pas sans sa monnaie. Tout comme on ne sait plus si elle condamme la mondialisation et ses effets pervers, et qu’elle propose contre cela de revenir à la Nation et à son instrument de souveraineté majeur : battre monnaie. Et donc, sortir de l’euro.

Jusqu’ici, on se disait que c’est de la politique fiction. Donc aucun danger. Pourtant, si on continue à agiter le foulard rouge exigeant de Mme Merkel qu’elle reçoive Mr. Hollande - de gré ou de force - et la soupçonnant - l’accusant - d’avoir organisé un "front de refus" Européen à cet effet, les nerfs vont se tendre de part et d’autre et alors, l’accueil de Mr. Hollande - s’il l’emporte - devrait être froid, très froid.

L’intéressé ayant annoncé clairement ses intentions : obtenir la révision de la modification du traité récemment modifié et acté par voie parlementaire, le risque d’une crise européenne n’est pas à écarter et, avec elle, deux options sont possibles : la mise à l’écart provisoire de la France qui peut choisir de retourner au franc, si cela lui chante. Il est évident que l’Europe ne peut plus se permettre de marquer le pas vers la sortie de crise et que les autres pays avanceront sans la France.

Crise européenne et Isolement de la France, deux choses qui devraient ravir Marine le Pen. Ceci pour une raison simple : François Hollande a-t-il prévu que les dirigeants européens lui disent "Non" ? Auquel cas, que va-t-il proposer ? Sortir de l’euro ? Plus facile à dire qu’à faire.

Plus ça va, plus on va finir par changer les termes de l’élection présidentielle en France qui va tourner au "Pour ou Contre l’Europe et l’euro" ? A ce jeu-là, on s’oriente vers un référendum bis et c’est Mélenchon qui risque de tirer les marrons du feu.

On parlait de référendum récemment. Peut-être est-on entrain de s’orienter vers un référendum qui ne dit pas son nom : "Etes-vous pour ou contre l’Europe et l’euro" ? Oui ou Non.

Oui, pour : tous les autres partis.

Non, contre : les deux partis des extrêmes (FN et Front de Gauche).

Voilà qui promet ?

A propos du front de refus Européen contre Hollande.

 
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