G20. Mexique. Déclaration finale de Mme Christine Lagarde (FMI)

La crise de l’eurozone était au centre des préoccupations de ce G20 au Mexique : renforcer la demande, soutenir la croissance, restaurer la confiance et réduire le chômage et intégration financière. Les 5 défis de l’Europe.
Mme Christine Lagarde, Mardi 19 Juin. "Je voudrais remercier le Président Felipe Calderón qui a accueilli le sommet des dirigeants du G20 à Los Cabos. Grâce à son engagement pour qu’il y ait des résultats concrets et au soutien des pays membres du FMI, je suis en mesure aujourd’hui d’applaudir les promesses de fonds supplémentaires de 37 pays - dont le Mexique et 14 autres pays du G20 - Le Président Calderón a été une voix efficace et forte dans nos efforts de créer un pare-feu de 456 milliards de dollars qui met le FMI dans une bien meilleure position pour aider ses 188 pays membres à retrouver des conditions économiques et financières plus saines. J’associe à ce résultat le Président du Comité International Monétaire et International du FMI, Tharman Shanmugaratna, pour son rôle actif.
Ces fonds sont disponibles pour la prévention des crises et pour leur résolution et sont destinés à répondre aux besoins de financement de tous les membres du FMI. Il s’agit d’un fonds de réserve qui ne sera utilisé qu’en deuxième ligne de défense, après que les fonds disponibles actuels aient été épuisés.
“Les conditions économiques globales sont encore sous le menace d’une série d’incertitudes et la confiance doit être restaurée. La déclaration finale des dirigeants du G20 à Los Cabos est un pas dans cette direction. Nous avons encore beaucoup de travail avant que la reprise ne soit assurée. Mais je retiens de Los Cabos le sens de la convergence qui facilitera une approche globale et coordonnée pour s’attaquer aux défis financiers et économiques mis en avant par le FMI.
Les dirigeants du G20 ont clairement à l’esprit que l’objectif final est une croissance forte, durable et équilibrée et ont réaffirmé leur détermination à prendre toutes les mesures politiques nécessaires pour renforcer la demande, soutenir la croissance, restaurer la confiance et réduire le chômage.
Nous sommes tous préoccupés par l’Europe et, plus particulièrement, par l’eurozone. A Los Cabos, les germes d’un plan de relance pan-Européen ont été plantés. Ceci doit être reconnu. Les dirigeants Européens se sont engagés à prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir l’intégrité et la stabilité de l’euro zone et à casser la boucle qui lie les souverainetés aux banques. Leur intention d’étudier les mesures concrètes vers une plus grande intégration financière est manifeste et je suis impatiente de discuter de cela plus tard lors de mon déplacement en Europe cette semaine pour finaliser l’examen annuel de la zone euro.
Je crois que nous quittons tous Los Cabos avec une image plus claire et une vision commune de ce que chacun de nous doit faire et une conviction renouvelée sur le fait qu’à court terme, nos actions peuvent nous mettre sur la voie d’une croissance plus forte, de plus d’emplois et de moins de pauvreté dans les pays avancés, émergents et en voie de développement".
Photo officielle. G20. Mexique. Capture.