dimanche, 28 mai 2017
 

Interview du Président Obama avec le New York Times

"Il ne faudrait pas perdre confiance en toutes nos institutions financières" a continué le Président. Cette confiance affirmée du Président tranche avec le chômage exponentiel annoncé ces derniers jours et la faillite évitée de justesse - une fois de plus - par le géant de l’assurance AIG.

Les Républicains continuent de critiquer le plan de relance du Président. Ils affirment que le Président va pousser l’Amérique vers le socialisme. Ca rappelle la critique de Sarah Palin durant la campagne présidentielle. Pour cela, ils en déduisent que ce plan de 787 milliards aura peu d’effet pour faire repartir l’économie.

Vers le socialisme ?

Le Président Obama a répondu ironiquement en disant qu’il n’a pas le luxe de traiter avec une seule question : "J’aurais souhaité avoir le luxe de gérer une récession modeste, ou la sécurité sociale uniquement, ou encore n’avoir à me confronter qu’au problème de la dépendance énergétique, ou encore de la guerre en Irak, et de celle en Afghanistan. Mais voilà, je ne peux pas me payer ce luxe. Le peuple Américain non plus".

Alors la guerre en Afghanistan, l’Amérique est entrain de la gagner ou non ?

Réponse du Président. "Honnêtement, Non !" Alors, pourquoi continuer, avec l’envoi de 17 000 hommes supplémentaires ? Réponse du Président. "Nous sommes entrain de revoir toute notre stratégie dans la région avec le Pakistan et l’Afghanistan. L’une des pistes à explorer consiste à nouer le contact avec les groupes militants sunnites, tels que les Talibans pour combattre Al Qaeda et les autres groupes terroristes, comme Lashkar-e-Taeeba. Le Général David Petraeus a exploré cette voie en Irak et elle a fonctionné."

"Si vous parlez au Général Petraeus, je crois qu’il vous dira que le succès en Irak dépend en partie de notre capacité à dialoguer avec des groupes que nous considérons comme fondamentalistes, mais qui ont été disposés à travailler avec nous, parce qu’ils se sont rendus compte qu’ils s’étaient complètement enchaînés avec les tactiques d’Al Gaeda en Irak".

Le calendrier du retrait des troupes en Irak

142 000 soldats Américains sont stationnés en Irak.

12 000 devront en partir cet automne.

En Mai 2010, entre 35 000 à 50 000 troupes resteront en Irak. Leur mission : former et entraîner une armée Irakienne.

Vers le 31 Décembre 2011, toutes les troupes devront avoir évacué l’Irak.

Ce protocole de retrait avait été signé entre l’administration Bush et les autorités Irakiennes et finalisé par la visite d’adieu de G. W. Bush qui y a reçu un curieux cadeau d’adieu : une projection de chaussures, par un journaliste Irakien, en pleine conférence de presse, devant le Premier Ministre Irakien.

Pour les Républicains, ’on peut appeler cela comme on veut. Mais, 35 000 à 50 000 soldats sur le sol Irakien jusqu’en fin 2011 représente un nombre important. Il sera difficile aux Irakiens de voir cela comme autre chose qu’une occupation durable".

Avec ce bémol tout de même : les troupes américaines qui resteront au titre de la formation et de l’instruction de la future armée Irakienne n’auront pas le droit de patrouiller dans les rues du pays. Leur mission est cantonnée aux bases militaires. Les missions civiles sont terminées.

 
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