dimanche, 19 mai 2013
 

La Grèce va construire 120 kms de tranchées pour contenir l’immigration Turque

La Grèce envisage la construction de 120 kms de tranchées sur la frontière avec la Turquie pour bloquer le flux des immigrants illégaux dans l’Union Européenne.

L’information a filtré hier dans le journal Grec, To Vima qui indique que la tranchée aura 7 mètres de profondeur et 30 mètres de largeur. Elle serpentera le fleuve Maritsa qui constitue la frontière entre la Turquie et la Grèce.

Cette zone est considéree comme la porte d’entrée la plus importante de l’immigration illégale dans l’UE.

Frontex, l’organisme de contrôle des frontières européennes, rapporte que 48 000 illégaux sont entrés dans l’UE par cette porte. Parmi ces immigrants il y a aussi les Afghans, les Irakiens et les Palestiniens.

Des stastiques non officielles font état d’un total de 128 000 sans papiers immigrés qui ont réussi à entrer en Grèce en 2010. La Grèce serait ainsi le pays qui connaît le plus grand afflux d’immigrés illégaux au sein de l’UE. L’Italie est confronté au même problème, depuis la Guerre en Lybie. La Libye faisait la Police pour le compte de l’UE.

Photo. Des immigrés illégaux détenus dans un centre de rétention à Kyprinos, dans la région d’Evros, à la frontière entre la Grèce et la Turquie. La photo a été prise le 5 Novembre 2010. Source. Sofia News Agency.

Un contingent de gardes-côtes a été envoyé par Frontex pour contrôler cette bande frontalière entre la Grèce et la Turquie.

La construction de la tranchée annoncée avait été précédée, il n’y a pas longtemps d’un projet de 12.5 kms de clôtures sur une portion de la frontière Nord-Est avec la Turquie. Le plan a rencontré l’opposition des « gauchistes » et des organisations des droits de l’homme, y compris celle de l’agence des Nations Unies pour les réfugiés.

Ce plan de construction de 120 kms de tranchées rencontre déjà les critiques d’une organisation des droits de l’homme allemande, Pro Asyl (Pro Asile) qui affirme que "de telles actions ne font qu’accroître le prix à payer pour les réfugiés qui franchissent la frontière".

 
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