lundi, 16 juillet 2018
 

Le clonage Institutionnel. Un projet, un livre.

6 mois de suivi d’accompagnement des changements profonds survenus en Amérique. L’Amérique qui revient sur la scène internationale et y retrouve son rôle de premier plan. La redistribution des cartes géopolitiques tant en Afrique avec la présence de deux grandes puissances économiques et politiques (l’Amérique et la Chine), qu’en Asie où la puissance économique bascule, ce sont là des évènements majeurs qui ouvrent le Monde sur une nouvelle ère.

AU 21ème siècle précisément.

Scène Publique Internationale va participer à cette dynamique et vous présenter ici les enjeux, les stratégies et les ambitions des politiques de développement et de coopération.

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"Rendre l’Information publique accessible à tous"

Scène Publique est un magazine qui a vu le jour en Juillet 2003, avec la publication du premier numéro. A l’origine, le magazine se proposait de faire de l’éducation à la citoyenneté aux jeunes des écoles et des universités françaises et de l’éducation populaire sur les territoires défavorisés - classés Politique de la Ville - http://vlactee.free.fr/scene.html

Concrètement, le magazine avait fait le pari que dans la formation scolaire, tout ne devrait pas être scolaire et relever exclusivement des disciplines académiques. Qu’il manquait à notre projet d’éducation nationale, une formation à la connaissance de la société et de l’environnement et que cette absence affaiblissait l’ensemble du projet éducatif, pour ceux des classes défavorisées.

Un projet expérimental

Le projet a été expérimenté sur ce qui s’appelait encore la Ville Nouvelle de l’Isle d’Abeau transformée en une communauté d’agglomération du Nord Isère. Comme leur appellation le mentionnait, les Villes Nouvelles sont des villes expérimentales créées en 1970 pour inventer une ville différente : une ville qui éviterait les inconvénients des villes classiques (surpopulation, stress des déplacements trop longs, pollution, logements castrateurs et immeubles surdimensionnés) et qui privilégierait les aspects écologiques (immeubles de logement à taille humaine pas plus de 5 étages et priorité aux zones pavillonnaires, proximité des services publics et des commerces, création des espaces verts et préservation du milieu naturel).

Ce naturalisme comportait un écueil : l’activité et le manque de travail. On avait pensé que le cadre dynamiserait l’esprit d’entreprise et que la nouveauté se nourrissant d’elle-même avec les multiples aides promises par l’Etat, les entreprises viendraient naturellement s’y installer. La réalité a été toute différente : ces villes dites nouvelles, situées à la périphérique des grandes métropoles [Ile de France - Lyon et Marseille] sont devenues des réservoirs de parking de populations défavorisées.

Les entreprises qui sont venues s’y installer l’ont fait pour bénéficier des avantages fiscaux et des subventions à l’implantation offertes par l’Etat. Elles sont venues avec tout leur personnel d’encadrement, embauchant surplace les publics sous scolarisés des zones de peuplement sous urbanisées. Les cadres d’excellence auxquels l’Etat avait rêvé se sont transformés en zones franches, puis en zones urbaines sensibles (les fameuses ZUS). En fait, la ville nouvelle était une banlieue. Tout simplement. En tant que telle, ces territoires ont donc été classés "Politique de la Ville".

Un projet Politique de la Ville

Scène Publique était un Projet Politique de la Ville qui se proposait de faire l’éducation à la citoyenneté auprès des publics jeunes des lycées et des Universités. Le projet était évolutif avec une ouverture sur le territoire, l’Europe et à l’International. Il a été soutenu par la Région Rhône-Alpes, dans le cadre "du Permis de Réussir" et par le Conseil Général de l’Isère, au titre des actions Politique de la Ville. Les deux numéros du magazine ont été réalisés avec des élèves du Lycée Léonard de Vinci de Villefontaine. Une association "La Voie Lactée" portait le projet.

Le projet s’est déroulé sur deux années scolaires 2002-2003 et 2003-2004. 2 numéros ont été publiés. Chaque numéro comportait 24 pages. Tirage : 15 000 exemplaires/numéro sur papier glacé pour que le journal se conserve plus longtemps. Le magazine était distribué gratuitement aux familles du territoire. Il était adressé aux collèges de l’Isère, aux Lycées de la Région Rhône-Alpes, aux Universités françaises et aux Institutions (pour validation/correctifs). Lien http://vlactee.free.fr/articles.html

L’action a été suspendue pour désaccord entre les collectivités territoriales et l’association sur la ligne éditoriale du magazine. La Région et le Conseil Général ont supprimé les subventions, sans préavis. En sorte que, les subventions dues et promises au titre de la seconde année scolaire 2003-2004 sont restées impayées. Coût pour l’association : 18 000 euros de dettes personnelles. Pour un projet public.

Il faut savoir que les subventions publiques sont payées un an après la réalisation du projet. L’année d’avant est consacrée au jeu institutionnel. Il faut remplir un dossier extrêmement compliqué. 3 mois sont accordés à cela. Il faut ensuite compter avec le temps de l’instruction qui s’éternise sur 6-9 mois agrémenté du temps de la communication de la décision qui relance les documents contractuels à remplir pour la conclusion du contrat.

D’autre part, l’engagement de l’Etat, tant pour la réalisation d’un projet que pour sa reconduite n’engage pas l’Etat plus que ça. Du moins, dans le cadre des projets associatifs locaux. L’Etat fait une promesse de financement et peut revenir sur sa décision, sans autre forme de procès. Lorsque vous êtes naïf, vous réalisez l’opération. Si vous êtes rusé, vous attendez d’obtenir le financement promis pour la réaliser. Il se peut alors que vous réalisiez autre chose, puisque le temps du projet est passé. Dans le cas d’un projet ayant lieu dans un établissement scolaire, l’année scolaire est une contrainte à respecter. La voie Lactée a été prise dans ce piège de la durée de l’année scolaire. Il était difficile de faire autrement, sauf à renoncer au projet.

Le jeu institutionnel

Le jeu consiste à laisser les "porteurs de projet" préfinancer l’opération par leurs propres moyens - le plus souvent par le système D - et à les rembourser quand on peut. En général, un an plus tard. Dans notre cas, on a pu négocier le tirage du magazine - à crédit - par un imprimeur qui nous a fait confiance ; confiance basée sur le soutien financier de la Région Rhône-Alpes l’année précédente et sur la caution du lycée. L’imprimeur n’était autre que celui du Lycée.

Les associations installées et les grosses machines associatives expertes obtiennent "une avance sur financement" de la part des banques, équivalent au moins à la moitié des subventions obtenues l’année d’avant. Idem si l’association dispose d’un engagement de financement pluriannuel écrit par une collectivité territoriale.

Au fil du temps, l’incapacité à préfinancer le projet est devenue une clause éliminatoire non écrite. Ce qui laisse beaucoup de prétendants sur le carreau, faute de disponibilité des fonds et de confiance à la parole étatique. Dans ces conditions, il n’y a plus de prévisibilité, plus de visibilité, plus de projets du tout. Cynisme de l’Etat ou Négligence ? Les deux.

La Politique de la Ville a fait l’objet d’un rapport de la Cour des Comptes qui a recommandé un financement pluriannuel des projets, en lieu et place des financements spontanés, des projets sans lendemain. Bref des financements non durables. En tant qu’acteur associatif, il est aisé de constater qu’en règle générale, les collectivités subventionnent d’abord les clientèles et, accessoirement, les projets. Une des raisons qui expliquent l’échec de la politique de la Ville qui continue à tourner en rond.

La réforme des collectivités territoriales est donc une nécessité et une obligation de notre Etat. La suppression des départements doit avoir lieu et elle se fera, malgré les résistances. Le rapport Edouard Balladur confirme le rapport Jacques Attali sur ce point. Il va plus loin et ses propositions sont objectives, productives et progressistes. On ne peut pas à la fois participer à un gouvernement continental [L’Europe] et conserver les strates Napoléonniennes de 1800. Attention à la pollution administrative ! L’heure est à l’écologie.

Bienvenue dans cet espace !

Pour une analyse approfondie de la Politique de la Ville, de l’expérience d’une éducation à la citoyenneté dans un milieu scolaire et du fonctionnement de notre démocratie, lisez "le clonage institutionnel" qui met en cause la prédation "des nouveaux rentiers" de la société et des effets ruineux de leurs comportements sur la croissance et sur les progrès de la démocratie.

Le livre est paru en Avril 2007. Un peu plus d’un an avant l’éclatement de la bulle financière et la crise économique. On ne ponctionne pas éternellement un système sans le ruiner. C’est presque élémentaire. http://elisembock.skyrock.com/3.html

Vous pouvez commander le livre en nous contactant ici.

Auteur : Association La Voie Lactée - Avril 2004, 320 pages, 15 euros. LE CLONAGE INSTITUTIONNEL - UNE GENETIQUE SOCIALE : CA COMMENCE PAR L’IMMIGRATION ; CA SE POURSUIT PAR L’EXCLUSION ET CA SE TERMINE PAR LA SOCIETE DES RENTIERS

L’écriture de ce livre a débuté en 1998 avec la problématique de l’immigration. Elle s’est enrichie de l’expérience de la politique de la ville pour ouvrir la réflexion sur le traitement de l’exclusion. La conclusion est "la société des rentiers" et son agent "le clonage institutionnel".

Depuis, on a assisté à la crise internationale qu’on pressentait tous. Ainsi que l’a dit le Président Obama "On savait tous qu’il fallait faire des réformes, mais on les a constamment repoussées aux calendes grecques".

Le livre pose la question suivante : "Pourquoi les politiques publiques nationales et internationales, quand elles ne les créent pas, confortent-elles toujours plus les situations de rentes, au profit de ceux qui sont déjà avantagés ?".

Le traitement économique de la crise a commencé à nous fournir des réponses. Celles du livre figurent dans le chapitre intitulé "la spirale contreproductive".

Bienvenue dans cet espace !

Elise Mbock Le 1er Mars 2009

 
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