mercredi, 7 décembre 2016
 

Les Etats-Unis émergeront de cette crise plus forts

Président Obama. Accueilli sous les applaudissements. "Merci beaucoup".

"Madame la Porte parole du Parlement (Nanci Pelosi), Monsieur le Vice-Président (Joe Biden), Membres du Congrès, Madame la Première Dame des Etats-Unis qui est quelque part dans la salle"

"Je suis venu ici ce soir pas seulement pour m’adresser aux hommes et femmes distingués de cette Grande Chambre des Représentants, mais pour parler franchement et directement aux hommes et aux femmes qui nous ont envoyés ici.

Je sais que pour plusieurs américains qui sont entrain de nous regarder, la situation de notre économie est la préoccupation majeure et ils ont raison. Si vous n’avez pas personnellement été touché par cette récession, vous connaissez probablement quelqu’un qui l’est : un ami, un voisin, un membre de votre famille.

  "Le poids de cette crise ne déterminera pas le destin de cette nation. Les solutions à nos problèmes ne sont pas au-delà de notre portée"

Vous n’avez pas besoin d’entendre une autre liste de statistiques pour savoir que notre économie est en crise, puisque vous le vivez chaque jour. C’est un souci avec lequel vous vous levez le matin et une cause d’insomnie (de nuits sans sommeil). Cela peut être un emploi que vous pensiez garder à vie que vous avez perdu. Ca peut être cette entreprise sur laquelle vous avez bâti vos rêves qui se trouve maintenant menacée. Peut-être aussi l’enveloppe d’inscription que votre enfant doit retourner à l’Université (avec le règlement des frais d’inscription).

"L’impact de cette récession est réel et partout"

Cependant, même si notre économie est faible et notre confiance ébranlée et, quand bien même nous traversons des temps difficiles et incertains, je voudrais ce soir, que chaque Américain sache ceci : nous allons rebâtir ; nous allons nous rétablir et les Etats-Unis émergeront de cette crise plus fort qu’avant.

 "Je voudrais ce soir, que chaque Américain sache ceci : nous allons rebâtir ; nous allons nous rétablir et les Etats-Unis émergeront de cette crise plus fort qu’avant".

Le poids de cette crise ne déterminera pas le destin de cette nation. Les solutions à nos problèmes ne sont pas au-delà de notre portée. Elles existent dans nos laboratoires et dans nos universités, dans nos champs et dans nos usines, dans l’imagination de nos créateurs d’entreprises et dans la fierté des travailleurs les plus acharnés de la Terre (que nous sommes).

Nous possédons encore amplement ces qualités qui ont fait de l’Amérique la plus grande force de progrès et de prospérité dans l’histoire de l’humanité. Ce dont nous avons besoin maintenant est de nous rassembler, de nous confronter vigoureusement aux défis que nous rencontrons et de prendre notre responsabilité pour notre futur, une fois ce plus.

Maintenant, si nous sommes honnêtes envers nous-mêmes, nous reconnaîtrons que, pendant longtemps, nous n’avons pas toujours été à la hauteur de nos responsabilités, tant du côté du Gouvernement que du peuple. Je dis ceci non pas pour blâmer ( qui que ce soit) ou pour regarder en arrière mais, parce que c’est seulement en comprenant comment nous sommes arrivés à cette situation (désastreuse ) que nous serons en mesure de nous en sortir.

 "C’est seulement en comprenant comment nous sommes arrivés à cette situation (désastreuse ) que nous serons en mesure de nous en sortir".

Le fait est que notre économie n’est pas entrer dans le déclin du jour au lendemain. De la même façon que nos problèmes n’ont pas commencé avec l’effondrement du marché du logement ou le naufrage de notre marché boursier.

Nous savions pendant des décennies que notre survie dépendait de notre capacité à trouver de nouvelles sources d’énergie. Pourtant, nous continuons à importer aujourd’hui plus de pétrole que jamais. [La facture d’importation du pétrole des Etats-Unis pour l’année 2008 s’élève à 500 milliards de dollars US]

Le coût de la protection sociale absorbe nos économies toujours plus chaque année. Et pourtant, nous continuons à reporter les réformes (nécessaires).

Nos enfants devront entrer dans une compétition pour des emplois dans une économie globalisée pour lesquels plusieurs de nos établissements scolaires ne les préparent pas.

Alors même que tous ces défis ne sont pas résolus, nous avons continué à dépenser beaucoup d’argent, à empiler les dettes, tant du côté des individus que de celui de notre Gouvernement (dette publique) comme jamais auparavant.

En d’autres termes, nous avons vécu dans une période où, trop souvent, les gains à court terme ont été primés sur la prospérité du long terme ; une période où nous avons échoué à regarder au-delà du prochain chèque, du prochain trimestre, de la prochaine élection.

L’excédent est devenu un motif de transfert de la richesse aux plus aisés au lieu qu’il soit une opportunité pour investir dans notre futur.

La réglementation a été évacuée, au nom du profit rapide et au détriment d’un marché sain. Les gens ont acheté des maisons qu’ils savaient qu’ils ne pouvaient pas payer avec le soutien des banques et des bailleurs qui ont accordé ces prêts douteux. Et durant tout ce temps, les débats critiques et les décisions difficiles ont été remis à plus tard (aux calendes grecques).

 Eh bien, l’heure du bilan est arrivée et le temps de prendre en charge notre avenir avec.

Voici venu le temps d’agir courageusement (avec audace) et de manière avisée (intelligemment). Pas seulement pour réveiller (relancer) notre économie, mais pour bâtir une nouvelle fondation pour une prospérité durable.

Voici venu le temps d’accélérer la création des emplois, de redémarrer l’offre des prêts, d’investir dans les secteurs comme l’énergie, la sécurité sociale et l’éducation qui feront croître notre économie, dans le même temps que nous ferons des choix difficiles pour réduire notre déficit [le déficit des Etats-Unis est estimé à 1,3 thrillion US – faites le calcul – Barack Obama a promis de le réduire de moitié sur son mandat de 4 ans. Un pari osé].

C’est ce que mon programme économique se propose de faire et c’est ce dont je voudrais vous parler ce soir.

Cet agenda commence avec la création des emplois....."

Applaudissements.

A suivre.

 
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