mercredi, 19 juin 2013
 

Mahmoud Abbas pourrait ne pas solliciter un nouveau mandat à la tête de l’Autorité Palestinienne

Le Chef de l’Autorité Palestinienne se sent trahi par les Arabes, les Israéliens, des Palestiniens et dans une certaine mesure, par les Etats-Unis également.

Vérification faite hier, à l’adoption d’une résolution approuvant le rapport Goldstone sur la qualification de" crimes contre l’humanité" et de "crimes de guerre" concernant les actes criminels commis par Israël lors de son incursion de trois semaines à Gaza [Décembre-Janvier 2009], les Etats-Unis figuraient parmi les 18 pays qui ont voté contre la résolution sur 114 votes positifs. Les Nations Unies comptent 192 membres.

L’annonce de Mahmoud Abbas intervient après le passage de la Secrétaire d’Etat dans la région pour relancer le processus de paix. La visite a été "gâchée" par une remarque blessante de Hillary Clinton parlant d’une "offre sans précédent" d’Israél concernant le gel de ses implantations. Remarque qui a provoqué la désapprobation des Palestiniens.

La Secrétaire d’Etat a rectifié sa formulation en disant que les Etats-Unis "ne reconnaissent pas de légitimité aux implantations". Visiblement, ce rectificatif n’a pas convaincu Mahmoud Abbas ; il l’a plutôt conforté dans le constat d’une paix impossible, parce que non souhaitée par les Arabes, les Israéliens et les Américains et compliquée par les Palestiniens du Hamas.

Le Président du Hamas, Abu Zuhri a le sourire de celui qui regarde un grand naïf

Le Président du Hamas, Abu Zuhri a le sourire de celui qui regarde un grand naïf. Au sein des Nations Unies, les Américains et les Israéliens votent à l’identique sur les questions concernant le processus de paix et le conflit Israélo Palestinien. L’arrivée de Barack Obama n’a rien changé.

Interrogé, le Premier Ministre Benjamin Netanyahu a dit qu’il ne commenterait pas une décision interne au processus politique de la Palestine. Le Journal Israélien Hareetz parle lui de simple "menace", voir de tactique politicienne. Dans son annonce, Mahmoud Abbas a rejeté l’idée qu’il pourrait s’agir d’une tactique. Il s’agit d’un ras-le-bol sur un simulacre de processus de paix qui tourne à un jeu d’usure.

Mahmoud Abbas est jugé crédible, modéré et fiable par les Palestiniens et la communauté internationale. Le contraire d’Abu Zuhri. La communauté internationale s’abritait derrière l’extrémisme Islamique - façon Hamas ou Hezbollah - qui ne permettait pas d’avancer dans la voie de la paix. Pourquoi ne réussit-elle pas avec le modéré Mahmoud Abbas ? Pourquoi n’impose-t-elle pas des ultimatums et la même célérité à Israël que celle employée avec le nucléaire Iranien ?

Pour ne pas avoir à répondre à ces questions embarrassantes, Mahmoud Abbas fera l’objet de toutes les pressions ; côté Arabe par l’Egypte et la Jordanie, les intermédiaires Arabes dans le processus de paix ; côté Occident, par les Alliés historiques d’Israél, c’est-à-dire presque toutes les grandes puissances de l’Ouest.

 
A propos de Scène Publique Internationale
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