samedi, 25 mai 2013
 

Maintenu provisoirement en détention, DSK comparaîtra devant la Cour le 20 Mai

"Représentant un risque de fuite", selon le Procureur, le Juge a estimé ce Lundi que le Directeur Général du FMI ne pouvait pas bénéficier d’une liberté sous caution.

"Le fait que DSK avait embarqué à bord d’un avion soulève des inquiétudes" a dit la Juge de la Cour Criminelle, Melissa Jackson qui a décidé que DSK devra se présenter à la Cour le Vendredi 20 Mai. Globalement, la Cour a rappelé que DSK avait déjà été impliqué au moins une fois dans des "faits similaires" et que, par ailleurs, îl n’y a rien qui pourrait l’empêcher de retourner en France pour y mener une "vie ouverte et pleine de notorieté" comme celle que mène le cinéaste Roman Polanski.

La liste des Chefs d’accusation est longue. On y trouve, deux chefs d’accusation pour crime sexuel au premier degré ; un chef d’accusation pour tentative de viol au premier degré ; un chef d’accusation pour abus sexuel au premier degré, un chef d’accusation pour séquestration au second degré ; un chef d’accusation pour des attouchements forcés et un chef d’accusation pour abus sexuel au troisième degré.

Les avocats de la Défense ont fait valoir l’absence de casier judiciaire de leur client et le fait que DSK irait vivre chez sa fille à NY s’il était libéré contre la caution d’un million de dollars. La Juge Jackson a répondu que "les mêmes règles qui s’appliquent à tous les défenseurs s’appliquent également à votre client et je suis un juge juste".

Hier, le FMI avait reporté une réunion d’urgence en attendant la décision du juge aujourd’hui. L’adjoint de DSK, John Lipsky, l’a remplacé provisoirement, à la tête de l’institution. W. Murray, le porte parole du FMI a souligné que, à sa connaissance, DSK n’était pas à NY et ne séjournait pas à l’hôtel Sofitel dans le cadre de ses fonctions. Il y était donc à titre privé. Ce qui explique la prise de distance et la réserve du FMI et peut-être aussi celle de la France.

On l’avait déjà présenti que DSK allait payer pour la non extradition de Polanski.

Selon, les enquêteurs américains, les tests d’ADN seraient compromettant pour DSK et bien d’autres éléments. La défense de DSK aura fort à faire avec un système judiciaire qui prend un peu sa revanche aujourd’hui sur 30 ans de poursuite non achevée de Roman Polanski qui réside en France. Cet a priori négatif et les haines que suscitait le personnage DSK vont être des obstacles pour les Avocats de DSK.

Le tort de DSK est qu’il ait succombé à la tentation, si c’était un complot. Une fois qu’on est "tombé dans le piège" de "l’acte consommé", même consenti, dans le cadre de la Justice américaine où la présomption de culpabilité a plus de poids que la présomption d’innocence, les choses deviennent très compliquées.

DSK a passé sa première nuit en prison.

 
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