lundi, 20 mai 2013
 

Nicolas Sarkozy demande aux Syndicats "de laisser de côté les partis et de servir la France et les travailleurs".

Avant ce discours de Nicolas Sarkozy, il flottait un air de confrontation entre les syndicats et Nicolas Sarkozy. François Thibault a appelé à voter contre Nicolas Sarkozy. Les autres syndicats critiquent NS ouvertement, en réaction à la critique du Président candidat leur demandant de ne pas faire de politique, mais du syndicalisme ou, plus précisément, de ne pas se servir du syndicalisme comme couverture pour faire de la politique.

François Fillon a montré, par ses prises de position, qu’il n’adhérait pas à la position du Président-candidat, rappelant l’utilité des syndicats dans le dialogue social. Oui. Mais, ainsi que l’a rappelé NS, il faudra peut-être, - moi je dis sûrement - réfléchir à d’autres formes de dialogue social. Ensuite, il n’a échappé à personne que ces derniers n’ont pas observé le droit de réserve attendu de leur position, même si ce n’est un secret de Polichinelle que les syndicats sont à Gauche de la Gauche : Mélenchonnistes donc. Sachant que tout le monde le sait, qu’avaient-ils à vouloir pénaliser le candidat NS ?

Toujours est-il qu’il fallait dire les choses. Il y avait trop de non-dits tant dans l’attitude de certains ténors de la Droite qui ne cachaient plus leur opposition à la stratégie de campagne de leur champion - affichant un peu trop leurs états d’âme - que du côté de l’attitude partisane des syndicats. Le discours du Trocadero est allé droit au but. NS a demandé aux Syndicats de laisser tomber le drapeau rouge (soviétique) pour le drapeau de la République ; de cesser d’opposer ce drapeau au drapeau Tricolore ; opposition qui perpétue la lutte des classes.

"Laissez de côté les partis", leur a demandé le Président. "Votre mission n’est pas de faire de la politique ou de l’idéologie, mais de protéger le salarié et le travail". "Ce ne sont pas les syndicats qui gouvernent le pays, c’est le gouvernement". "Ce ne sont pas les syndicats qui font la loi, mais le parlement". Et, dans la République, c’est le Peuple qui décide en dernier ressort. "Ne soyez pas les forces du conservatisme, mais les forces de la Transformation, celles d’un "nouveau modèle social pour la France".

"Posez le drapeau rouge. Servez les travailleurs et servez la France".

Le Général de Gaulle nous a montré la voie. ’Mes chers compatriotes, regardez les cortèges : "Ils ont choisi de défiler avec le drapeau Rouge. Nous avons choisi de nous rassembler sous le drapeau tricolore".

Ce drapeau Tricolore dont Lamartine a parlé comme on n’avait jamais parlé : "a fait le tour du monde avec nos libertés et nos gloires alors que le drapeau Rouge n’a fait que le tour du Champ de Mars traîné dans le sang du peuple". Voilà comment parlait Lamartine.

"Je n’accepterais jamais de recevoir des leçons de Morale de la part de ceux qui brandissent le drapeau qui a été l’étendard de tant de tyrannies dans ce monde et le pli de tant de crimes".

"Le communisme et le nazisme sont une seule et même chose" (Arte reportage - 16.10.2001). Pour un Nurenberg du Communisme. Leçons d’Histoire.

"Le drapeau rouge c’est le drapeau d’un parti. Le drapeau tricolore est le drapeau de la France. C’est notre drapeau. A ceux qui préfèrent leur parti à la France, nous opposerons toujours ceux qui préfèrent la France à leur parti".

Voilà qui devrait régler la tension entre le Président candidat et les syndicats. Le topo s’adresse à l’identique aux corps intermédiaires, en général..

Lire les enjeux de ce débat ici. "La France a besoin d’un Souffle démocratique nouveau".

 
A propos de Scène Publique Internationale
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