vendredi, 24 mai 2013
 

Où était le PM Fillon pour défendre le bilan du gouvernement avant et pendant la campagne ?

Au dernier conseil des Ministres de Nicolas Sarkozy de ce mercredi, François Fillon a rapporté qu’il avait rendu hommage à Nicolas Sarkozy et dressé le bilan du quinquennat. « J’ai rappelé que l’engagement de 2007, de remettre la France en mouvement, avait été tenu grâce à la mise " en place d’un très grand nombre de réformes dans un climat de crise "européenne et mondiale sans précédent », a-t-il dit, avant de confier sa « gratitude » et sa « fierté d’avoir servi la France sous son autorité pendant cinq ans ».

Que n’a-t-il dit tout ceci durant la campagne ? Plus encore, que n’a-t-il démontré comment "l’engagement de 2007, de remettre la France en mouvement avait été tenu" ?

Que n’a-t-il défendu publiquement et non en conclave "le grand nombre de réformes mis en place au cours de ces 5 dernières années"  ?

Que n’a-t-il défendu comment la crise "européenne et mondiale sans précédent" avait infléchi les réformes promises en 2007 ?

Où était le Premier Ministre Fillon ces 5 dernières années pour dire aux Français comment le Gouvernement travaillait ? Quelles étaient les difficultés auxquelles il était confronté ? Comment il réagissait à ces difficultés ?

Le moins qu’on puisse dire c’est que Fillon comme PM était inexistant et absent, réfugié dans un silence permanent, telle une ombre incandescendante. Il s’est contenté d’être là et de meubler la fonction.

Non content de n’avoir pas fait sentir au peuple qu’il tenait la fonction - il est vrai, il se dit qu’il avait été contourné par un gouvernement bis composé de Conseillers spéciaux auprès du Président qui lui faisaient de l’ombre - il s’est frontalement opposé au Président candidat, au second tour de la campagne. A propos de conseillers spéciaux, ce n’est pas une chose nouvelle ni propre à la France. Le Président Obama a une cellule particulière de conseillers particuliers qui travaillent en toute intelligence avec le gouvernement. Ce n’est donc pas une excuse recevable.

Les 3 ténors

D’une manière générale, les ténors de l’UMP - Alain Juppé qui fait bien de laisser tomber les législatives puisque désavoué à Bordeaux où Hollande arrive en tête (sacrilège), on veut croire qu’il n’y a pas eu de fraudes sur le décompte des bulletins ; le même Alain Juppé, Ministre des Affaires Etrangères crédible au demeurant (rien à voir avec le cadre de l’UMP dont on parle ici), le PM François Fillon et le sénateur J.P. Raffarin qui, au lieu de s’opposer au candidat PS, ont choisi de s’opposer à leur Président candidat, au second tour, pour sa stratégie jugée par eux et obéissant au pathos médiatique : "trop à droite" et contre les corps intermédiaires et les syndicats au drapeau rouge sang, faisant valoir un malaise à l’égard de l’électorat centriste - de la gauche du centre (Bayrouiste).

Il leur avait échappé que Bayrou jouait au chat et à la souris avec eux et que ses électeurs allaient voter comme lui, et, par conséquent, cette option là était une impasse et un effort inutile. Dans leur aveuglement, ils en ont oublié que les syndicats voteront toujours à Gauche de la Gauche jusqu’à leur extinction programmée. A moins d’être sourd, on a entendu clairement un syndicaliste sortir de son "devoir de réserve" pour appeler à voter M. Hollande. Le vote n’était pas un scoop, ni un secret de Polichinelle, mais en le disant publiquement, le sieur Thibault comptait sur le mal qu’il voulait faire et la gêne que ce mal allait occasionner. "Jeu sado-maso" qui a échappé à nos 3 ténors de l’UMP, déjà occupés à organiser leur futur avenir politique au sein du parti.

Le second tour n’était pas même terminé que M. Alain Juppé parlait déjà de la recomposition du parti. Le sénateur J.P. Raffarin, grillant la politesse à J.L. Borloo qui a instillé le thème de "l’humanisme" dans la campagne pour dire qu’il allait créer un courant "Humaniste" au sein de l’UMP et le Premier Ministre qui appelait déjà l’UMP à organiser les primaires en 2017. Naturellement, il serait candidat. Comme Bayrou le sera à Pau, bien encadré par les candidats UMP et PS, pris en tenaille et certain de perdre. A sa place, je laisserais tomber ce combat perdu d’avance. La remarque vaut pour les 3 ténors de l’UMP qui n’ont pas soutenu leur candidat.

- Oui, le candidat PS a triché avec la République de la pire façon qui soit. Mais aucun crime ne demeure impuni. Qui a accordé les parrainages aux trois snipers sortis de nulle part : Arthaud, Poutou et Cheminade apparemment venus pour prêter main forte au PS dans son entreprise de démolition du Président-candidat Nicolas Sarkozy ? Qui sont les Maires complices d’une telle forfaiture ? On regardera auprès du Conseil Constitutionnel quels sont les élus qui ont parrainé de tels inconnus en toute irresponsabilité et en se moquant de la République ?

- Oui, l’indignation des électeurs qui se sentent "volés" alors qu’ils pensaient le combat loyal est légitime.

- Oui, les mêmes électeurs s’interrogent sur le rôle trouble des ténors de l’UMP. Ce même rôle ambigu qui les empêche aujourd’hui de contester l’élection émaillée d’irrégularités et de fraudes du candidat PS auprès du Conseil Constitutionnel. Après tout, où étaient-ils depuis 3 mois, pour venir aujourd’hui revendiquer quoi que ce soit ?

« J’ai rappelé que l’engagement de 2007, de remettre la France en mouvement, avait été tenu grâce à la mise " en place d’un très grand nombre de réformes dans un climat de crise "européenne et mondiale sans précédent », a-t-il dit, avant de confier sa « gratitude » et sa « fierté d’avoir servi la France sous son autorité pendant cinq ans ». Ce message dit "de gratitude" en réalité d’Adieu du PM Fillon au Président sortant Nicolas Sarkozy est à ranger au rayon commercial désormais baptisé : "Ponce Pilate".

Photo. J.L. Borloo, du temps de la prise de distance des Radicaux de Droite avec l’UMP. Rendons à César ce qui appartient à César. Rendons à J.L. Borloo ou plutôt laissons lui son dû : "l’humanisme".

Les 3 autres ténors majestueux. Comme on aurait aimé que ceux de l’UMP emportent la campagne de leur Président candidat aussi haut dans la passion, au lieu de courir derrière les chimères d’un électorat centriste hypothétique ou après la sympathie des Syndicalistes qui n’ont de Syndicalistes que le titre. Financement des syndicats : l’Omerta est la règle.

 
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