mercredi, 22 mai 2013
 

Plan d’austérité Grec. La Grèce au régime sec. Du pain et de l’eau pendant 4 ans.

La dégradation de la note de la dette Grecque à un triple CCC, au niveau le plus bas du Monde, a déclenché une réunion d’urgence de l’eurozone pour éviter la faillite de la Grèce. C’était la semaine dernière.

Au terme de la réunion, il est apparu que le premier train des mesures d’austérité en Grèce n’avait pas produit les effets escomptés, à savoir permettre à la Grecque de rembourser ses crédits, tout en réduisant sa dette et son déficit public.

Le FMI et les membres de l’eurozone ont donc imposé à la Grèce de prendre des mesures d’austérité complémentaires pour bénéficier de leur soutien financier.

Répondant à cette exigence, Vendredi, le Premier Ministre de la Grèce a procédé à un remaniement de son gouvernement. Signal fort, le Ministre des Finances a changé. Il s’appelle Venizelos Evangelos. Ce gouvernement a arrêté un nouveau plan sur 2011-2015. Le plan comporte trois volets : baisse des dépenses publiques, augmentation des prélèvements et privatisations.

Baisse des dépenses publiques

- Réduction des effectifs de la fonction publique. 150 000 postes vont être supprimés.

- Baisses des salaires. Ce sera la seconde baisse consécutive en moins de 6 mois.

- Baisse des allocations sociales

- Réduction des pensions de retraites. L’âge de la retraite est fixé à 65 ans. Avant, on pouvait prendre sa retraite en Grèce à 61 ans. Limitation des retraites anticipées et durcissement des critères d’éligibilité à "l’incapacité professionnelle".

Augmentation des taxes

- TVA augmentée à 23 %

- Taxes spéciales sur les cigarettes et l’essence. Cela pourrait rapporter 200 millions d’euros par an.

- Taxes sur les alcools et sur les produits de luxe (yatchs et jets privés sont concernés). A l’exception de cette dernière mesure concernant la taxation des biens de luxe, les riches sont globalement épargnés par le dispositif. Ce sont les pauvres et les classes moyennes qui vont trinquer. A l’eau.

C’est la Grande braderie

Pour les privatisations, la Grèce va privatiser les ports, les aéroports, les autoroutes, les sociétés nationales, les banques, les sociétés immobilières et les licences de jeux. Le risque de spéculation augmente donc avec ces privatisations sauvages et anarchiques. Les bailleurs internationaux (eurozone et FMI) ont demandé à la Grèce de vendre pour 50 milliards d’euros de biens publics au privé, en céchange de la poursuite de leurs prêts.

Dans la nuit du mardi au mercredi, le nouveau gouvernement a obtenu le vote de confiance du Parlement pour mettre en oeuvre ces mesures qui mécontentent le peuple.

Le Ministre des Finances affirme que le plan d’austérité permettra à la Grèce d’économiser 28,3 milliards d’euros entre 2012 et 2015 et fera baisser son déficit public à moins de 3% de son PIB (Produit Intérieur Brut), en conformité donc avec les critères de Maastricht. Si cela arrivait, la Grèce serait en avance sur plusieurs membres de la zone euro incapables de satisfaire à ce critère.

Depuis le 15 Juin, les Grecs protestent dans la rue et devant le Parlement contre ce second plan de mesures.

 
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