Pourquoi la France ne hausse pas le ton sur l’arrestation de DSK ?
Sofitel Hôtel - l’honneur de la France - sortie de l’euro - droit de réserve - Don Juan
Silence étonnant, car il ne s’agit pas seulement de l’honneur d’un Homme, mais de celui de la France et le Président ne dit rien. Les ambitions présidentielles justifient-elles l’abandon de l’honneur de la France aux autorités américaines qui, visiblement, étaient pressées - trop pressées même - d’en découdre avec un Directeur Général du FMI agissant en empêcheur de tourner en rond. Les conditions et la rapidité de la mise en oeuvre de son interpellation sont pour le moins suspectes de parti pris.
La France se devait de réagir. L’Europe aussi, si la solidarité européenne existait d’autant que le Directeur Général du FMI était attendu par Mme Merkel avec qui il avait rendez-vous et devait se rendre à Bruxelles pour étudier la question de la dette Irlandaise et Grecque, qui sont très en difficultés au point que la semaine dernière, la nouvelle a circulé d’une possibilité de sortie de l’euro pour la Grèce. La Grèce a écarté cette éventualité. Pourtant, la menace plane et est bien réelle d’une zone euro coupée en deux.
DSK venait-il entériner cet état de choses pour qu’on lui glisse une "professionnelle déguisée en femme de chambre dans l’hôtel où il se trouvait et qui curieusement aurait réussi à pénétrer dans une suite occupée par une personnalité du rang du DG du FMI sans savoir que cette suite était occupée", dans les pattes, histoire qu’il se les emmêle (les pieds), d’autant qu’il avait eu un antécédent qui apporterait du crédit à la mise en scène ?
Après, on peut invoquer le droit de réserve de la France qui ne peut donner d’avis sur le Directeur Général du FMI et vice-versa, sauf qu’il s’agit ici encore une fois de l’honneur d’un Homme et de celui de la France et non de codes techniques.
A qui profite le crime ?
DSK aimait les femmes vous répond-on. Soit, mais c’est le propre de tous les hommes qui, par nature, sont de grands infidèles. Pourtant, infidèles ou volages ne veut pas dire violeurs en série, voire professionnels ou encore obsédés sexuels. Des Don Juan, le monde en connaît depuis la nuit des temps. Mais de là à transformer tous les séducteurs et tombeurs de ces dames en violeurs, il y a un pas qu’on ne peut pas franchir aussi aisément. Et puis, franchement, succomber aussi facilement à la tentation, c’est puéril, digne d’un ado qui débute sa sexualité.
Il est tout simplement improbable qu’une employée de chambre entre dans une suite et tombe nez-à-nez avec un client considéré comme un VIP de l’hôtel à poil. Sauf si elle était attendue. Auquel cas, elle était consentante. Et si elle ne l’était pas, c’est DSK qui doit se plaindre du service de l’hôtel, de la sécurité et de la sûreté de ce Sofitel.