dimanche, 26 mai 2013
 

Prison à vie pour le soldat qui a violé et tué une Irakienne de 14 ans

Le Procureur avait requis la peine de mort. Le jury n’étant pas parvenu à un accord unanime, le soldat Green sauve sa peau. Au grand dam des Officiels Irakiens qui qualifient le procès d’injuste et réclament un nouveau procès. « Il a violé et tué une fille avec toute sa famille. Et tout ce qu’il a c’est la prison à vie ! C’est un procès injuste. Nous réclamons un nouveau procès », se sont indignés les officiers Irakiens.

Flashback. L’histoire de Steven Green remonte à 2006. Le réserviste Green et quatre autres soldats ont violé et tué une jeune fille Irakienne ainsi que son père, sa mère et sa petite sœur de 6 ans. Le corps de la fille violée a été brûlé par ses violeurs qui appartenaient tous au 502ème Régiment des Parachutistes de la 101ème Division, basée dans le Kentucky.

Ils étaient cinq lors des faits : James Barker, le Sergent Paul Cortez, Jesse Spielman, Bryan Howard et Graham Green. Lors de la reconstitution des faits, James Barker, a avoué aux enquêteurs que les soldats étaient entrain de boire du whisky, de jouer aux cartes et de frapper sur des balles de golf lorsque Green a suggéré d’aller faire une visite dans la maison d’à-côté - près du point de contrôle où le régiment était stationné pour violer la jeune fille. Sous l’insistance de Green, affirme James Barker, les cinq soldats ont revêtu des vêtements noirs et recouvert leurs visages et se sont rendus à la maison de la jeune fille qu’ils avaient décidé de violer.

 Attaque planifiée

Le Procureur a donc naturellement qualifié les faits " d’attaque planifiée sur une famille Irakienne". Restituant la scène du crime, le Procureur a précisé que Green a confiné les parents et la petite sœur de la jeune fille que les soldats avaient prévu de violer dans une pièce alors que deux de ses complices violaient la fille. Green a ensuite froidement abattu les parents et la petite sœur âgée de 6 ans avant d’aller rejoindre la scène du viol et de tuer l’adolescente qu’ils ont brûlée. Les crimes ont eu lieu dans la région de Mahmoudiya, au Sud de l’Irak en 2006 et ont été découverts plus tard, car les soldats ont essayé de couvrir leur acte ignoble.

Les quatre autres soldats ont déjà été jugés par une cour militaire et condamnés à des peines d’emprisonnement allant de 27 mois à 110 ans avec une peine incompressible de 10 ans. L’un des accusés, celui qui avait été condamné à 110 ans de prison, Jesse Spielman est décédé.

Green, 23 ans était le dernier à être jugé. Au moment de la révélation des faits, Green était déjà déchargé de l’Armée. Le 30 Juin 2006 exactement. Il a donc été jugé par un jury fédéral civil du Kentucky. Durant le procès, la cour a entendu des membres de la famille Irakienne. Il est apparu que ce crime les hantait : « Nos vies sont ruinées. Il aurait été préférable qu’ils nous tuent tous ».

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Obama s’exprimant sur la Sécurité

Le frère du réserviste Green s’est dit soulagé de ce que la vie de son frère a été épargnée. « C’est le mieux qu’il pouvait obtenir ». Il a présenté ses excuses à la famille Irakienne. S’exprimant au nom de la famille Green, il a déclaré que « Nos cœurs et nos prières vous accompagnent. Nous sommes désolés a-t-il répété. Ca été difficile pour tous ceux qui sont concernés ; pas seulement pour ma famille mais surtout pour les Irakiens. Nous aurons tous besoin de temps pour cicatriser ».

 La guerre exclut la barbarie

Il a ajouté ceci : « je crois qu’il est difficile à quiconque parmi nous de se mettre à la place des soldats. Pour celui qui n’a jamais été en Irak et qui n’a jamais fait une guerre – quelle qu’elle soit – il est impossible de savoir ce que les soldats endurent et par conséquent il est difficile de les juger ».

On va mettre cette réflexion sur le coup de la douleur, car quelle que soit la souffrance réelle des soldats sur le champ de bataille, rien n’excuse les crimes délibérés de civils, les viols et l’incendie des corps. La guerre exclut la barbarie. C’est tout le sens de la Convention de Genève qui propose qu’on traite humainement les prisonniers de guerre et qu’on protège les civils. Donc argument rejeté.

Pourtant, l’Avocat de la défense reprend l’argument du frère par l’autre bout. Par sa dimension institutionnelle. Après la sentence, l’Avocat a attiré l’attention de l’institution militaire « sur les moyens qu’elle met en œuvre pour gérer les problèmes du stress au combat. Si l’institution militaire ne s’attelle pas à cette tache, avertit l’Avocat de la Défense, « nous pouvons être certains qu’une tragédie comme celle-ci peut survenir de nouveau dans l’avenir ». Mise en garde qui a déjà eu un retentissement au sein même de l’Armée. Un soldat en a tué cinq autres à Bagdad. Là aussi, il semblerait que le stress soit impliqué.

Les agents qui ont procédé à la première interpellation de Steven Green rapportent ces propos de Green dans le véhicule. Green parlait tout seul et disait ceci par phrases isolées.

"Tous mes copains ont été tués là-bas".

"J’ai vu le visage de mon lieutenant exploser..."

"G. Bush et Dick Cheney sont ceux qu’on doit arrêter".

"Rejoindre l’armée a été la plus mauvaise décision que j’ai jamais prise".

Green, produit de l’abandon scolaire précoce vient de la ville de G. Bush du Midland, au Texas. Il s’est fait enregistrer en 2005, laissant derrière lui la chaleur, la sècheresse et la richesse du pétrole du bassin de Permian pour un autre territoire tout aussi chaud, sec et riche en pétrole. Des gamins brutalement précipités en enfer ; des vies volées... par une supercherie : la détention supposée des armes de destruction massive.

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A propos de Scène Publique Internationale
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