dimanche, 28 mai 2017
 

Réforme fiscale. La France n’attendra pas 5 ans.

Au moment où le président Hollande a déclaré, en visite en Italie, que "la réforme fiscale prendra le temps du quinquennat" ; donc qu’on est parti pour 2017 pour savoir si oui ou non le compte est bon, il convient d’être en alerte, car rien n’est plus trompeur et révélateur. Révélateur de quoi ? On va laisser le temps à Ayrault. Après, on jugera aux faits et aux avancées. 2017 pour voir la fin de la réforme ? Il faut voir. Pas sûr que ça marche.

Quand on pense que ce n’est pas la seule et unique réforme majeure due ; qu’il y a toujours cette réforme institutionnelle qui traîne et qui, nonobstant une commission de façade, n’a encore rien institué de prégnant, et qu’il faudrait adjoindre à ces deux grandes réformes probablement deux ou trois autres, on se dit qu’à ce rythme d’escargot, même deux mandats sous Hollande ne suffiront pas.

Lire dans le Nouvel Obs, les réformes à faire.

Le fait est que la France n’a plus le temps d’attendre des lendemains qui déchantent toujours. "Le changement, c’était maintenant", pas dans 3-5 ans.

On sait tous ce qu’il convient de rectifier ; la cour des comptes, les entreprises, les syndicats savent très bien ce qui cloche pour relancer l’économie et embrayer sur la compétitivité. Quant à la hausse des impôts indirects, le bon sens peut et doit prévaloir. La règle étant toujours la Justice et l’Efficacité. Quand les deux sont atteints, la lisibilité coule de source, suivant en cela le principe selon lequel "tout ce qui se conçoit bien, s’énonce clairement".

Le fait que 51% des "sympathisants de Gauche" et 32% des Français n’y croient pas contre 66% - aux dires des sondeurs - n’est pas disqualifiant. Au contraire, c’est une raison supplémentaire de relever le défi et de leur prouver que "c’est possible".

Donc, la balle est dans le camp de Ayrault. La France attend.

Il y a une triple exigibilité de cohérence, d’intelligence et de transcendance.

Sinon, à peine avancé, les sondeurs sont partis bille en tête poser la question de la légitimité de De Villepin aux Français, il en ressort des inepties d’une autre époque. Si DDV a été un mauvais PM et tutti quanti, qu’a été Sarkozy et les autres ministres de Gauche ou de Droite ? Sondage sans pertinence, comme d’habitude.

Il n’y a aucun homme politique ni femme d’ailleurs qui ait zéro tout pointé sur son action. Aucun n’a excellé. Simplement, DDV n’était pas Président, il était, comme Ayrault aujourd’hui, cornaqué et freiné dans son audace et son autorité par le président. Il faut comparer les choses comparables. Sarkozy était président et doit être comparé en tant que tel. DDV, c’est autre chose. Donc sondage nul et sans surprise, puisque très, trop attendu.

Jeudi dernier, j’écrivais ceci :

DOMINIQUE DE VILLEPIN

Au moment où on cherche un successeur à notre Roi, je vote De Villepin – si Ayrault n’y arrive pas - et ce choix mérite une véritable attention et considération de votre part. C’est notre De Gaulle aujourd’hui et demain. Réfléchissez-y ! Et portez votre regard non au jour d’aujourd’hui, ni de demain, mais projeter le regard plus loin, car nul doute que les sondages vont aller voir tout de suite et vous rapporter un résultat susceptible de vous décourager. Ce n’est pas de leur faute, ils mesurent l’instant présent et ne donnent pas d’indication pour l’avenir. Ils ne sont donc pas responsables de nos aveuglements et de notre insuffisance de pensée.

J’ajoute de jugeotte.

Lire la suite ici.

Question. Si Dominique de Villepin appartient au passé, que dire de nos sondeurs et des autres ? Et quel homme politique appartient à l’avenir ? Quel est son taux d’approbation ? Et qui dit que ce taux restera inchangé jusqu’en 2017 ?

Restez Zen. Le travail de démolition a commencé, pour placer les présidents aux ordres des lobbys très intéressés. Toujours par les mêmes. Simplement, cette fois-ci on saura qui sont les responsables. Restez en alerte. Le temps est assassin.

A suivre...

Lire aussi. France/Bulgarie : même combat politique.

Tenez, ça fait depuis longtemps qu’on ne s’est plus écouté une belle musique.

Véronique Sanson - Le temps est assassin.

 
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